CHAPITRE PREMIER. — des pénitences immodérées de
LUTHER AVANS SA « CONVERSION », EN VUE d'aPAISER LA SÉVÉ- RITÉ DU SOUVERAIN JUGE , 243-320
Ouvertures tardives de Luther sur ses mortifications exagérées dans le cloître, et le but erroné qu'il s'y serait proposé, 2^8.
S I. — Les affirmations de Luther sur ses mortifications dans le cloître jugées d'après l'austérité de son ordre 245-369
T\BLE DES MATIÈRES ^q3
Tantôt c'est vingt an?, tantôt quinze qu'il les a pratiquées, 2A5 ; — ce n'a pu être au plus que pendant dix ans, 2^7 ; — et plus exactement pendant cinq ans, a/ig. — L'habit des ermites de S* Augustin, 3/19; — le froid, 260 ; — l'office nocturne et les autres veilles, 261 ; — les jeûnes, a5/» ; — adoucissements introduits par Staupitz, 256.
S 2. — Les vues des maîtres catholiques antérieurs à Luther sur les mortifications et sur la discrétion. . . 259-284
Aucun d'eux n'a jamais su que les mortificalions eussent pour but d'apaiser la sévérité du souverain Juge ; mais ils voient en elles un moyen de dompter la chair et ils demandent qu'on les pratique avec discrétion. — Cassien, 269; — saint Basile, saint Benoît, saint Jérôme, 261 ; — saint Pierre Chrysologue, Hugues de Saint-Victor, saint Bernard, 262 ; — les Chartreux, Guillaume de Saint-Thierry, 26/1 ; — saint Thomas, 265; — David d'Augsbourg, saint Bonaventure, 268; — ermites de saint Augustin, 270; — Suso, Tauler, 272; — Gerson, l'imitation de J.-C., 278; — Gerhard de Zûtphen, 270; — Raymond Jordan, saint Laurent Justinien, 276; — saint Ignace de Loyola, Raulin, 278; - les prédicateurs du moyen âge, Geiler de Keysersberg, 279; — la poésie populaire, 280 ; — Hugues de Saint-Cher, 282 ; — tradition depuis l'Ambrosiaster ; Pierre Lombard, Nicolas de Lyra, a83.
S 3. — Les mortifications et la discrétion dans Luther avant io30 284-292
Sermon Je iGig : Luther y parle comme les maîtres catholiques sur le but des mortifications et sur la discrétion, 284; — sermon sur les bonnes œuvres (i 5 20), 285; ■— remarque importante sur son attitude d'alors à l'endroit des mortifications, 286; — ce qu'il disait encore en i52/i-i525, 289; — si l'on jeûne, ce ne doit pas être pour obéir à l'Eglise, mais parce qu'on en ressent l'utilité, 390.
S 4. — Luther après 1530 est en contradiction avec ses affirmations antérieures, avec la doctrine de son ordre et celle de VEglise. • . 292 3o8
Les écrivains protestants n'ont pas su peser la valeur des assertions tardives de Luther sur ses mortifications, 292 ; — il ne pourrait s'agir que des cina premières années de sa vie au couvent, 396; — son noviciat et son « précepteur », 297 ; — Luther lui-même était attentif à pratiquer l'obéissance extérieure, quoique intérieurement, il fût tourmenté de grandes tentations de sens propre, 299 ; — son protecteur Slaupitz le dispensa même de plusieurs humbles offices du couvent, 802 ; — en iBog, Luther lui-même écrit qu'il se porte bien, So/i ; — ce n'est qu'aprèis i53o qu'il parle de morliiications excessives faites en vue de trouver J.-C, 3o'i ; — pourquoi si tard ? 3o8.
S 5. — Solution du problème 3o8-326
En i533, Luther prétend que les pratiques monastiques et fas mortiOcations avaient pour but de faire trouver le Christ et de conduire au ciel, 3o8 ; — deux ans après, il écrira que pour devenir un saint de couvent, il a mis la plus grande application à les observer, 3io; ~ mille ans auparavant, un écrivain ecclésiastique avait déjà protesté contre cette caricature delà sainteté monastique, 012; —c'était la fourberie qui poussait Luther à se peindre dans sa vie d'autrefois comme un saint de cette espèce, 3iZi ; — une seconde comédie consista à se représenter comme n'ayant appris que fort tard que dans le ch. i, v. 17 de l'épître aux Romains il ne s'agissait pas de la justice de Dieu qui punit, mais de la justice passive que Dieu nous donne par la foi ; connexion de cette affirmation avec la précédente, 3i5 ; — en réalité, Luther n'avait jamais entendu ce pa;s<tge dans le sens de la justice de Dieu qui punit, 32i ; — c'étaient là de ces mensonges officieux, dont il affirmait la légitimité, 826. — Conclusions, 325.
CHA.PITRE IL — DOCTRINE des prières de L EGLISE SUR LA MISÉRICORDE DE DIEU, ET SUR Sa GRACE EN REGARD DE NOTRE IMPUISSANCE 327-363
Extraits tirés surtout du missel, du bréviaire et de VOrdina- )nwn de l'ordre des ermites, livres dont s'était servi Luther ; dans ces livres, il n'est presque jamais question d'un Dieu irrité, mais presque toujour-5 c!o la miséricorde de Dieu, 327; — rajjpçl constant de noire propre impuissance,
TABLE DES MATIERES /jq5
33o ; — il nous faut recourir à Dieu et à J.-C. ; la croix, saîut et espérance du monde, 33o. — a Le vrai Dieu dit : « Je ne veuN pas la mort du pécheur.. » : c'était de l'Eglise que Luther tenait celte parole, 33f) ; - puissance de la grâce, 36o ; — « l'Eglise est notre poule et nous sommes ses poussins », 33o ; — les mérites de J.-C. sont le seul fondement de notre salut, pendant la vie et à Ihourc de la mort, 352 ; — Lulhcr se condamne lui-même. ."Go.
CHAPITRE III. — LE MOMENT PUKCIS DE LA CRISE MORALE ET DOCTRINALE DE LUTHER ... 364-46o
Si. — Méthode superficielle des écrivains protestants pour juger les assertions de Luther 364-070
Ep. aux Romains, I, 17 : ou Lutlier n'a pas lu un seul des écrivains cattioliques qui avaient interprété ce texte, ou il a caché la vérité de propos délibéré, 367.
§ 2. — Incertitude absolue des théologiens protestants sur la nature et Vépoque de la nouvelle orientation de Luther 870-377
Leurs incertitudes sur les diliéicales périodes de la vie de Luther et sur le point de départ de sa crise, 870.
S 3. — Quand et comment, d'après les sources connues jusqu'ici, Luther en arriva-t-il à s'écarter du droit chemin? 877-407
Lettres du 8 et du i5 avril lôiG, 878 ; — sermon du 2G décembre i5i5, 38i ; — la concupiscence est absolument invincible, 38 1.
I. — Justice propre et justice du Christ; la Loi et l'Evangile 884-891
Dégoût de sa justice propre et de la loi, 385 ; — les œuvres de la loi et la justice du Christ, 386.
II. -- La concupiscence est invincible ; elle est le péché originel demeurant en nous. ••«.••• 891-407
Deux conceptions de la théorie de Luther, 89 1 ; — première doctrine de Luther, SgS ; — en i5i5, sous la pression de ses dispositions intimes, il tombe dans l'erreur, 898.
S 4. — Quand et comment, diaprés son Commentaire sur VEpître aux Romains, Luther s'écarta-t-il du droit chemin ? 407-460
Importance de ce Commentaire, /107 ; — les trois premiers chapitres, /io8.
I. — La corruption profonde de notre volonté d'après Luther, Son orgueil et sa prétention à opérer par lai-même sa justification , 412-429
Justice propre et justice du Christ, 4i2 ; — « l'abîme insondable de la perversité de la volonté », 417. — Orgueil de Luther, ^19 ; — il ne s'appuie que sur ses propres œuvres, A21 ; — présomption et arrogance, ^a^.
IL — Prétention de Luther à opérer par lui-même sa justification (suite). La chute et le désespoir. , . . 429-432
UL — Luther ne sollicite pas la grâce qui lui permettrait de triompher 432-436