I. Ofip. exeg. lat. I (vers i
a. 4r Sent., dist. 26 où l'on trouve cette citation de Hugues de Saiïmt-Vigtor : Summa Sent , Ir. 7, c. 2 : « Quod autem res bona çit conjugium, non modo ex eo probatur... » etc.
ALLOCUTIO>"S POUR LE MARUGE 7I
pas une cérémonie de peu d'importance, ou une mauvaise coutume instituée par les hommes, mais que c'est l'un des sacrements au moyen desquels le Dieu tout-puissant distribue avec bonté et répand en différentes directions, pour le salut de ses fidèles, le riche et salutaire trésor de ses grâces * ». Ces mêmes époux auraient pu lui dire qu'ils n'avaient entendu parler que du (( saint état du mariage, institué par Dieu 2 », et que le curé avait dit à l'assistance : « Puisque ces deux époux ont accepté et assumé ici publiquement le saint état du mariage, selon les dispositions de Dieu, nous allons donc, en nous inspirant de sentiments chrétiens, leur souhaiter la grâce, et toute sorte de biens, de bonheur et de prospérité dans cet état cher à Dieu ; nous prierons de tout notre cœur le Dieu toutpuissant de vouloir bien envoyer sa grâce à ces deux époux, et dans sa bonté de protéger en eux son institution ; nous le prierons aussi de les préserver du pcclîc et de toute impureté, » etc. 3.
En outre, de tout temps, le second dimanche après l'Epiphanie (autrement dit le premier après l'octave), où on lit l'Evangile des noces de Cana en Galilée, les prédicateurs avaient parlé de la dignité et de la sainteté
1. Agenda ecclesise Moguntinensis (Moguntiae, ï55i), fol. 7a'. (Voir ci-dessus, p. 6^, n. 1). De même dans l'Agenda ecdesiastica de Wurzbourg, de i56/i, fol. /i5b .Cette allocution allemande était 1res répandue; les lignes fondamentales s'en retrouvent aussi dans l'édition postérieure intitulée : Forma vernacala lingua copulandi rite desponsatos et légitime proclamalos, per J. Leisentritium, eccl. Budissenen.t decanum (Budissinse, 1572), p. 5 et suiv. ; aujourd'hui encore, elle est en usage dans le diocèse de Mayence.