Luther, poème dramatique en cinq parties
Luther, ce çrand philosophe chrétien, cet intrépide champion de la liberté politique et religieuse, est un des plus beaux caractères qui puissent s'offrir aux respects et aux méditations du poète j de même que le xvie. siècle, cette époque de rénovation sociale, fixera toujours les regards reconnaissans de l'humanité.
Le poète allemand Werner, qui déserta le luthérianisme et mourut à Vienne, en 1828 , catholique exalté et intolérant , avait fait , avant
son abjuration^ une tragédie de Luther , célèbre en Allemagne, et où éclate, avec enthousiasme, la foi qu'il quitta depuis. Ses inspirations sont souvent grandes et sublimes : j'en ai profité. J'ai cru l'époque favorable pour la publication de cette œuvre; car il est urgent que tous les amis du progrès et de la raison se réunissent pour pousser dans une direction d'avenir le sentiment religieux qui cherche à reoaîlre, et que certaines passions politiques voudraient exploiter dans un sens purement rétrograde. Malheur à nous , s'il fallait renoncer aux conquêtes , fruit du sang et du génie de nos pères , parce que l'ennemi est là , s'efforçant de fonder sur le doute de quelques esprits généreux , et sur la ruine de quelques espérances, le rétablissement de son empire î
PERSOINXAGES,
MARTIN LUTHER, ex-moine de Saint-Augustin , doileur
en théologie, professeur à VVittemberg.
CHARLES-QUINT, empereur d'Allemagne.
FRÉDÉRIC LE SAGE , électeur de Saxe.
LE CARDINAL ALEXANDRE, légat du pape.
LE CHEVALIER FRANÇOIS DE WILDENECK, ami de
Luther.
PHILIPPE MÉLANCHTON , professeur à Wittemberg. THEOBALD , jeune homme de \6 ans, secrétaire de Lutlier. JEAN LUTHER, ouvrier des mines, père de Luther. SPALATINUS , chancelier de l'électeur de Saxe. ALBERT DE BRANDEBOURG, archevêque de
Mayence. \ g