‹ Luther, poème dramatique en cinq partiesChapitre 35 sur 61 · LUTHER, FRANÇOIS DE WILDEJSECK, 3ŒLANCH- TON, JEAN LUTHER, THÉOBALD · texte numérisé non relu

LUTHER, FRANÇOIS DE WILDEJSECK, 3ŒLANCH- TON, JEAN LUTHER, THÉOBALD

LUTHER {suivant le peuple des yeux).

Bon peuple! il se retire!... Aussi clément que brave! Ah ! pourquoi, toujours noble, est-il toujours esclave?

{S' asseyant.) Voici donc le grand jour !... J'exposerai ma foi ! Ceux qui vont méjuger seront juges par moi!

{Montrant son livre.) Voilà mes défenseurs : la Bible, l'Évangile!... Mon cœur ne fut jamais plus calme, plus tranquille; J'en rends gnlcc au Seigneur, mon éternel soutien : Je suis content de moi ; je me défendrai bien... Je suis las seulement... Ce voyage.

THÉOBALD

Sans doute.

Fallait-il faire à pieds une aussi longue route?

LUTHER

Ta flûte a du chemin dissipé les ennuis...

106 LUTHER

Si lu jouais un air?...

THÉOBALD {sc déloutnaut 'pour pleur et'). Maître, je ne le puis,

LUTHER {remarquant ses lannes).

Quoi! (les larmes vraiment! enfant, quelle faiblesse !

MÉLANCHTON {btts à Théohttld).

Pour son vieux père au moins, cachez votre tristesse.

JEAN LUTHER

Mais croyez-vous. Seigneur, qu'ils le condamneront? Ah ! si je le savais ! . . . D'abord ils me tueront !

[Pleurant aiissi.) Et Marguerite ! Ah ! Dieu !

MÉLANCHTON (à part).

Sa douleur m'est affreuse.

LUTHER

C'est un combat, mon père, et la chance est douteuse. Je voudrais, mes amis, dormir quelques instans : Le repos fut toujours utile aux comlintians.

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