LUTHER, FRANÇOIS DE WILDEJSECK, 3ŒLANCH- TON, JEAN LUTHER, THÉOBALD
LUTHER {suivant le peuple des yeux).
Bon peuple! il se retire!... Aussi clément que brave! Ah ! pourquoi, toujours noble, est-il toujours esclave?
{S' asseyant.) Voici donc le grand jour !... J'exposerai ma foi ! Ceux qui vont méjuger seront juges par moi!
{Montrant son livre.) Voilà mes défenseurs : la Bible, l'Évangile!... Mon cœur ne fut jamais plus calme, plus tranquille; J'en rends gnlcc au Seigneur, mon éternel soutien : Je suis content de moi ; je me défendrai bien... Je suis las seulement... Ce voyage.
THÉOBALD
Sans doute.
Fallait-il faire à pieds une aussi longue route?
LUTHER
Ta flûte a du chemin dissipé les ennuis...
106 LUTHER
Si lu jouais un air?...
THÉOBALD {sc déloutnaut 'pour pleur et'). Maître, je ne le puis,
LUTHER {remarquant ses lannes).
Quoi! (les larmes vraiment! enfant, quelle faiblesse !
MÉLANCHTON {btts à Théohttld).
Pour son vieux père au moins, cachez votre tristesse.
JEAN LUTHER
Mais croyez-vous. Seigneur, qu'ils le condamneront? Ah ! si je le savais ! . . . D'abord ils me tueront !
[Pleurant aiissi.) Et Marguerite ! Ah ! Dieu !
MÉLANCHTON (à part).
Sa douleur m'est affreuse.
LUTHER
C'est un combat, mon père, et la chance est douteuse. Je voudrais, mes amis, dormir quelques instans : Le repos fut toujours utile aux comlintians.