LE DUC GEORGES
Eh! bien... je jette aussi le mien...
François, je te défie, et tout mauvais chrétien Qui voudrait de Luther soutenir l'hérésie!... Mort à ses défenseurs !
LtTlftîn. ISH
FRANÇOIS
C'est moi qui vous dëfle !
Monsieur le Duc ! vous-même , et tous vos partisans ! Je suis prêt..
CHARLES-QUINT
Eh! bien donc, combattez, j'y consens.
F.Ric (à part).
Parbleu, je le crois bien! c'est un malin cônipèifet Que nous nôiisë{jOrgiôns, cela fait son affaire!
CHAFittes-OCiNT.
Venez donc près du trône , et prêtez le serment ! François et vous, duc George, approchez...
l'électecr de saxe {se levant avec vivacité )♦
Un moment!
CHARLES-QUINT
Qu'est-ce à dire, Monsieur l'intendarit de VemiDire?...
iO.
iï'Ai LUTHER^
l'électeur de saxe.
Je cède aux senti mens que ce titre m'inspire.
Luther est mon ami, je le dis hautement!
C'est un si noble cœur !... un si beau dévoûment !...
Ce combat sauverait sa divine constance ,
Car il existe un Dieu , vengeur de l'innocence !
Mais je suis magistrat de l'empire, et je doi
De Maximilien faire régner la loi :
« Plus decesjugeniens, point de combats , dit-elle;
» Dieu prescrit la justice et la paix éternelle ! »
S'il faut, pour le sauver, violer cet édit,
Luther saura mourir... Voyez, il m'applaudit!
LUTHER
Oui, mon noble Électeur ! vraiment , je vous admire ! Ce que vous dites-là , moi j'allais vous le dire.
FRANÇOIS
Infortuné Luther, ils t'abandonnent tous!
CHARLES-QUlNT.
Un mot , nobles Seigneurs !... Je fus toujours jaloux D'unir à la ^uisûce une douce clémence;
LUTHER. Ii57
De mes droits aujourd'hui j'exerce la puissance : J'ai deux voix, mes Seigneurs, et je n'ai pas voté. Maréchal , donnez-moi le casque !