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SECTION II

L'évolution du salaire des poseurs de la voie.

I1 résulte d’une note du 9 novembre 1869 que les poseurs de la voie étaient alors divisés en 3 classes : à 85, 80 et 75 francs par mois. Le 21 juin 1876 ces chiffres furent majorés de 5 francs. La répartition suivante

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donnée sur une note de 1881 permet de chiffrer le salaire moyen à 84 francs.

1e classe : 90 francs (930 agents).

2eme classe : 85 francs (1.210 agents).

3eme classe : 80 francs (1.798 agents).

Dans les répartitions ultérieures, le salaire moyen est calculé d’après le pourcentage de répartition dans les diverses classes ; mais comme ce pourcentage est pour les classes supérieures un maximum vers lequel on tend sans pouvoir le dépasser, il en résulte que le chiffre moyen de 84 francs de 1881 devrait être très légèrement majoré pour être comparé avec ceux qui vont être indiqués pour les années suivantes.

Par décision du Conseil d'Administration du 14 avril 1881 le salaire minimum des poseurs est fixé à 85 frs; la mesure est applicable à partir du 1* avril.

La répartition est ainsi modifiée :

1e classe 20 0/0 de l'effectif à 95 francs par mois.

2me classe 40 0/0 de l'effectif à 90 francs par mois.

3eme classe 40 0/0 de l'effectif à 85 francs par mois.

Ce qui donne un salaire moyen de 89 francs.

À la même époque des suppléments de salaires sont alloués quand, la journée de travail finie, les agents sont requis d’urgence pour réparer les voies et assurer la libre circulation des trains. Des gratifications pour services exceptionnels peuvent être attribuées à l’occasion.

Outre ces suppléments et gratifications, une certai-

“Saure dee

ne somme est répartie entre les agents qui se sont distingués dans tout le courant de l’année par leur bonne tenue et leur bon travail. Son montant global est fixé par arrondissement, suivant l’état du budget et les résultats obtenus sous le rapport du bon entretien des voies. Les gratifications ainsi allouées vont de 10 à 50 francs.

Ces mesures semblent remonter à une date antérieure à 1882.

Sans doute la somme affectée à ces gratifications représentait-elle la différence entre le salaire des poseurs, d’après le pourcentage théorique, et celui qui résultait de la répartition réelle entre les classes. Ce qui tend à justifier ce fait, c’est que ces gratifications paraissent avoir été allouées sur l’initiative du Chef du service de la Voie et non du Directeur.

L'hypothèse a paru mériter d’être signalée comme un exemple à la fois de simplification comptable et de décentralisation à l’intérieur d’une grosse entreprise.

Le 1® juillet 1882 naissent les indemnités de résidence. Elles sont de 40 francs par mois à Paris et s’ajoutent au traitement. Elles seront attribuées pendant vingt ans.

Le régime institué en 1881 fut modifié à partir du ler janvier 1892.

Une nouvelle classe de poseurs est créée, et la répartition nouvelle est la suivante :

dere classe 10 0/0 à 100 francs.

2eme classe 30 0/0 à 95 francs.

3eme classe 30 0/0 à 90 francs.

4eme classe 30 0/0 à 85 francs.

Elle fait ressortir un salaire moyen de 91 francs.

Le 31 décembre 1893, cette répartition nouvelle n’était pas atteinte.

Des renseignements fournis là l’occasion d’une enquête faite par le Ministère des Travaux Publics en 1894, il résulte que la répartition à cette date était la suivante :

iere classe 305 agents, soit environ 5 0/0;

2eme classe 1.131 Le 20 0/0 :; 3eme classe 1.715 = 30 0/0 ; 4eme classe 2.400 — 45 0/0 ;

Le salaire moyen ressort à 89 fr. 25.

D'ailleurs ce n’est jamais que progressivement qu’on approche des pourcentages maximums fixés.

Les 1+ juillet 1898 et 1900, le régime est ainsi modifié ::

Répartition de :

Hors classe, à 110 francs...... 5 0/0 5 0/0 = A LOD RÉ TANCS ee 5 0/0 10 0/0

dore classe à 100 francs...... 15 0/0 30 0/0 2eme — A NO EÉTANES SR 25 (/0 25 0/0 3eme — at 00 francs "1% 25 0/0 20 O/ù 4eme — dr 285 ÉPATOS ETES. 25 0/0 10 0/0

Le salaire moyen est donc porté à 93 fr. 25 en 1898 et à 96 fr. 25 en 1900.

Vers 1900, les traitements du petit personnel de l’Exploitation comprenaient l’indemnité de résidence, et par suite, les retenues pour la retraite se faisaient sur des chiffres plus élevés que pour le personnel correspondant de la Voie (et aussi les versements de la Compagnie). D’où de nombreuses pétitions des agents de la Voie qui demandaient l’assimilation des poseurs aux hommes d’équipes de l’Exploitation à ce point de vue.

Le principe de cette assimilation fut admis au mois de mai 1900.

Restait à faire tout le travail de refonte des traitements du personnel de la Voie pour y incorporer les indemnités de résidence. On en profita pour reviser ces indemnités sur l’ensemble du réseau : ce travail dura deux ans.

Entre temps, l’Ingénieur en chef de la Voie n’avait pas manqué de signaler les inconvénients du nouveau système qui aboutissait à la création d’échelles de traitements différentes sur les divers points du réseau.

Si un agent promu dans une classe supérieure et muté d’un point à un autre comprenait facilement que l'indemnité de résidence fût réduite, pourrait-on lui faire admettre que, malgré sa promotion, le montant de son traitement fût diminué ? La difficulté était moindre dans le service de l’Exploitation où les débouchés plus nombreux permettaient en général l’avancement sur place.

On dut reconnaître le bien fondé de ces observations et il fut décidé qu’à l’agent muté par promotion serait maintenu, à titre personnel, son traitement s’il était

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