‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 298 sur 468 · Lactance, Inst., VI, 3, 4 ; Epit · texte numérisé non relu

Lactance, Inst., VI, 3, 4 ; Epit

les espaces célestes^ on admit les mêmes modes de locomotion, en y ajoutant Cincore la navigation et Taviati'bn.

Echelle. — Les anciens Êgyptïe;ps croyaient le firmament si proche deis montagnes de notre monde, que des cimes terrestres il était possible d'y monter à l'aide d'une échelle. Les textes des pyramides montrent les dieux aidant le roi défunt à gravir les derniers échelons^ lorsqu'il . tentait l'escalade de leur demeure sublime ^ Des idées pareilles se retrouvent ailleurs, aussi bien en Chine qu'en Europe 2. Un prêtre-roi d'une peuplade Thrace, raconte un historien, fit attacher l'une à l'autre de grandes échelles de bois pour aller se plaindre à Héra du désordre de ses sujets 3. Quoique l'astronomie eût, à l'époque romaine, relégué les étoiles à une distance incommensurable dans l'espace, l'échelle survivait comme amulette ou comme symbole. Bien des gens continuaient à placer dans les tombeaux de petites échelles de bronze, qui rappeilaient encore la foi naïve d'un âge d'ignorance. Ce moyen d'atteindre les espaces supérieurs a été mis à la disposition du mort dans maint tombeau de la frontière du Rhin*. Dans les mystères de Mithra, une échelle formée de sept métaux différents, surmontée d'un huitième degré, était l'emblème de l'ascension de l'âme à travers les sphères des planètes jusqu'à celle des étoiles fixes, chacun de ces métaux étant mis en rapport avec un des astres errants &. Philon d'Alexandrie et après lui Origène interprètent de même l'échelle que Jacob aperçut en songe, comme étant l'atmosphère à travers laquelle montent et descendent les âmes libérées de leurs corps ®, et le rêve biblique du patriarche assura une longue persistance à la fonction eschatologique prêtée à un modeste appareil domestique. D'après ce document insigne que sont les Actes de sainte Perpétue, la première vision de la prisonnière fut celle d'une longue échelle atteignant le ciel. Elle était garnie de glaives tranchants et gardée par un dragon, qui empêchait la foule des âmes de l'approcher. La sainte y monte et se trouve au sommet dans le jardin immense du paradis, où elle voit un

I. Breasted, Religion in ancient Egypte, 11912, p. 112 ss., 156 ss. a. Cf. Nock, T. H. S., 1925, XLV, p. 94, n. 103 ; et surtout Erdsman, Le baptême par le jeu, Upsaï, 1940, pp. 31 ss., 41 ss.

Page 1