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7- Lucien, De luctu, 14 ; cf. Cataplus, 21 ; C. E., 218 [Lethen incolis) ; Galletier, P- 330 ss.
8. Malten, /. c, p. 222, n. i j Samter, Geburt, Hochzeit und 'Cod, p. .206, n. 5.
9- Jaoobsthal, Athen. Mitt., 1908, XXXIII, p. 435 ; cf. Wolters, J. A. I., 1899, XIV, P- nS ss. 5 Maltea, l. c, p. aa8.
âmes doivent s'élever dans les airs ? Pour que l'équitation puisse conduire au ciel, il faut que le coursier soit pourvu de robustes ailes. Dès le me siècle avant notre ère, un Pégase funéraire, — nous lui conservons ce nom, bien que ce monstre n'ait probablement rien de commun avec la légende de Bellérophon — apparaît, prenant son essor, sur la panse d'une hydrie cinéraire d'Alexandrie \ A l'époque romaine, le même Pégase continue à emporter les trépassés, égalés aux dieux et qui ont mérité de gagner le ciel. Le grand camée de Paris, dit de l'apothéose d'Auguste, nous montre un prince de la maison impériale, Germanicus ou Marcellus, enlevé par un cheval ailé ^. Une représentation semblable se voit sur une monnaie qui commémore la divinisation d'une princesse, sans doute celle de Faustine l Sur xm bas-relief découvert à Cortospitum en Angleterre, le même destrier, pourvu de larges ailes, est monté par un personnage — probablement un empereur — vêtu du pahudamentum et la tête ceinte d'une couronne radiée, tandis qu'à gauche et à droite se tiennent les Dioscures, emblèmes bien connus des deux hémisphères célestes *. Il n'est donc pas douteux que Pégase fût regardé comme le psychopompe agile, qui, dans un vol audacieux, soulevait jusqu'à la hauteur des voûtes étoilées les mortels privilégiés qui avaient obtenu d'y résider à jamais. La mythologie consacrait Pégase au soleil et c'était vers cet astre qu'il ramenait les âmes auxquelles celui-ci avait donné la vie et qu'il rappelait à lui ^ C'est pourquoi ce Pégase sauveur a été représenté seul, même sans cavalier^ comme un symbole d'immortalité. Il en est déjà ainsi sur l'hydrie d'Alexandrie. A Rome, dans l'hypogée des Nasoni^, un Pégase occupe un médaillon dessiné au sommer de la voûte, à la place la plus appropriée aux images symboliques, rappelant l'ascension vers les cieux '.
Dans une des tombes de la voie Latine, un médaillon de stuc décore de même le centre de la voûte ; mais la place de Pégase y est prise par un autre
I. 'Pégase et l'apothéose dans Bull. soc. archéol. Alexandrie, 1924, XX, p. 193. Sarc avec cheval ailé : Notizie Scavi, 1886, p. 24 = CIL, VI, 2015a.
a. Babelon, Camées de la Bibl. Nat., 1897, P^- XXVIII, p. 122. Furtwângler, Ântike Gemmen, pi. 60.