Kaibel, E-pig
6. CIL, VlII, 9052 (Auzia) : « Statuam terg[eat et unguat]. »
7- CIL, VI, 10248 : « Lucerna lucens ponatur incenso imposito. » ^. Cf. Stèle d'Antibes, p. 11, n. i ; Servius, En., VI, 216.
9. Eitrem, Offerritus, p. 201 ss. ; Cabrol, s. v. « Encens », p. 6. Même idée en Perse : Darmesteter, Zend-Avesta, II, p. 138 (Vendidad, VIII, 80).
forme d'hommage purement profane, que l'on rendait aux personnages honorés par des cortèges, et l'encens fut ainsi admis dans les funérailles chrétiennes, qui sont la procession triomphale de l'Élu, né à la vie éternelle''.
Aux esprits des morts, habitant la nuit de la tombe, rien n'était plus indispensable que la lumière. Pour la leur fournir on avait coutume de placer à côté d'eux, dans leur obscure demeure, des lampes, que les fouilleurs ont retrouvées en quantité innombrable dans les nécropoles de toutes les régions du monde ancien". Il n'était pas nécessaire que ces lampes fussent allumées ; leur seule présence suffisait à dissiper les ténèbres dans ce séjour des ombres, où tout n'était qu'apparence et illusion. Comme d'autres objets du mobilier funéraire ces petits vaisseaux d'argile sont parfois inutilisables. Ce sont de pseudolampÈs, dépourvues de tout orifice pour y introduire l'huile, mais à des fan tomes, qui n'avaient plus de l'homme que la forme, il suffisait, pour y voir clair, d'un semblant de luminaire"*.
Toutefois, de même que les offrandes d'aliments et de fleurs doivent être renouvelées périodiquement à Fextérieur de la tombe qui s'est refermée sur les restes du défunt (p. 44), de même, on y placera une lampe ou des cierges^. On aimait à faire briller perpétuellement cette flamme, ou si l'on ne pouvait l'entretenir constamment, on la rallumait à certains jours déterminés. La conception primitive toute matérielle, resta celle qu'on continuait ainsi à fournir au mort la clarté dont il avait besoin et cette idée naïve a persisté jusque dans le folklore moderne'.
Mais, dès une époque reculée, des idées mystiques et symboliques furent attachées à cet acte religieux. Bien des siècles avant la fondation de Rome, elles avaient été développées par la religion égyptienne, où !'« allumage des lampes » à la tombée de la nuit fut toujours un acte essentiel du culte des morts comme du culte des dieux*. Il paraît probable que les mystères alexandrins répandirent