‹ Lymphadénie aleucémiqueChapitre 12 sur 39 · PAST · texte numérisé non relu

PAST

Origine parasitiire :

Elle est basée sur la présence d’éosinophiles et laction de l’arsenic sur la maladie. D'ailleurs, Mannaberg signale la présence de sporozoaires dans un cas de lymphémie aigu.

Lowite, en 1899, déclare avoir trouvé un hémamibe

intra-leucocytaire dans le sang myélémique.

Origine paludéenne :

Bonfils et Wunderlich auraient déjà remarqué la coexistence de l’impaludisme avec la Iymphadénie ; mais sa présence n’explique pas les hypertrophies ganglion-

naires.

Origine cancéreuse :

Elle à pour elle des argunients anatomiques positifs. Le caractère fondamental de la Iymphadénie, est, en effet, la multiplication désordonnée, et sans utilité apparente de certaines variétés cellulaires qui prolifèrent dans tous les organes, loin de leur foyer d’origine. Le siège primitif du cancer a été jadis situé dans le sang (Kittmann, Bar et Herzfeld). La rareté des formes de karyokinèse dans le sang circulant, retire à cette hypothèse sa base principale. | ;

Par contre, la tuméfaction de la rate, des ganglions du foie; la réviviscence de la moëlle osseuse rendent plus probable l’origine de Ta néoplasie dans les organes hématopoétiques.

Exrlich attribue à une hypergénèse tantôt des ganglions lymphatiques, tantôt de la moëlle des os.

Pour Dominici, les néoplasies lymphoïdes de la lymphocytémie résultent d’une reviviscence du tissu lymphoïde existant normalement à l’état latent dans la moëlle. De même dans la leucémie myéloïde, il y a reviviscence du tissu myéloïde, non seulement dans ses foyers d'activité normale (moëlle des os), mais dans les points où il avait figuré antérieurement et où il persistait à l’état latent (moëlle des diaphyses, rate, ganglions,

foie, etc.).

Origine tuberculeuse :

Sternberg, dès 1898, avait vu en la maladie de Hodgkin une tuberculose spéciale du système lymphatique; et basait son opinion sur les résultats de l’inoculation aux cobayes. Cette thèse a été soutenue depuis par d'autres auteurs, Chiari, Gandiani, Le Roy, Lichtenstein, Benda. L'expression de paratubereulose avait été même prononcée par Pett, Dickinson, Aschoff, Warneck Tout récemment, la nature tuberculeuse de cette affection à pris un essort nouveau, avec les recherches de Frœnkel et Much.

Much en particulier aurait réussi, par une technique spéciale, à mettre en évidence un microbe se présentant sous trois formes différentes : une forme bacillaire, impossible, morphologiquement, à différencier du bacille de Koch; une forme bacillaire granuleuse, et enfin une forme granuleuse ou « granula » de Much, et avant

l'apparence de grains de poussière.

TM

Ces deux auteurs auraient trouvé cet agent microbien 12 fois sur 13 cas d'affection typique dans lesquels l'inoculation au cobaye serait restée négative. Ces résultats ont été confirmés par d’autres expérimentateurs.

De ces travaux, Much se croit autorisé à considérer son bacille comme différent du véritable bacille tuberculeux; et il en fait l’agent unique de la maladie de Hodgkin.

Page 1