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RUE

DES FEUILLANTS, L'immeuble du numéro S, rue des Feuillants, était en 1705 la propriété de M. Jacques Drivet, fabricant de soieries ; il fut vendu,

M. le Colonel Coste, commandant la gendarmerie

Mrsde

en 192

Vrégille et

de Paris; c'est aujourd'hui la propriété de de

Me Piégay, ses petites-filles

(Renseignements communiqués par M. A. de Vrégille.)

Pi. 20 à 24 Er 26. — SAINT-BRUNO

Au sommet de la colline Saint-Sébastien, ayant vue d'un côté

sur les Alpes lointaines, et de l'autre sur les Monts-d'Or lyonnais,

se trouvait un domaine, calme retraite dominant les bruits de k ville, appartenant à Jean Giroflée,

C'est là qu'en l'année 1384, avec l'autorisation octroyée par Henri III, de passage à Lyon, les Chartreux établirent un monastère, rendu nécessaire par le fréquent passage des prieurs et religieux de toutes les parties de la France.

En 13go, Jean Thurin, prieur récemment nommé $ avoir pris conseil de Guillaume Schelsom, religieux, chargea un architecte Jean Magnan, connu également comme peintre, de lui préparer un

plan du futur édifice: c'est celui de l'église actuelle.

Jean Magnan mourut l'année suivante, et l'architecte Delamonce

accepta de continuer l'œuvre commencée, moyennant diverses modifications qu'il croyait utile d'apporter. modifications cor dans l'adjonction d'un dôme ct d'une nef, car jusqu'alors le chœur seul était commencé.

Les échevins lyonnais approuvérent l'entreprise et la facili-

térent suivant leurs moyens.

A différentes reprises les travaux furent interrompus pour des

causes diverses et, notamment, par manque de ressources. Cependant, dès les premières années du xvn° siècle, la décoration de l'église commençait et les murs étaient garnis de lambris délicats.

Le peintre Horace Leblanc, élève de Lanfranc, décora le cloitre et l'église de peintures à la fresque retraçant la vi Bruno, Cette longue œuvre fut terminée par François Perrier: cet artiste exécuta en outre plusieurs travaux assez remarquables dont il ne nous est resté qu'un seul spécimen: « La résurrection d'un

mort par saint Anthelme.

L'édifice resta inachevé jusqu'en 160

s prieurs Claudt

Guinet et Gabriel Prenel reprennent l'œuvre et ce dernier 1

En effet, en chitecte Ferdinand Delame

our l'érection du dôme etuneconvention fut aussitôt passée entre le prieur et l'architecte « qui devait ét nourri au mon e et recevoir mille francs pour ses desseins

quelque füt le te la durée de

l'entreprise Delamonce, dit où ell

tions, Un m

l'œuvre au

vant à prendi point

en était, se trouvait nécessairement dans ses co

moire de lui, à l'Académie de Lyon. témoigne

cette gêne qu'il eut à s ainsi, il n'aurait pas admis comme il

sont les ressauts de l'entablement qui ne permettent

pas

topes d'être disposés d'unc ulière entre lé

facon rc

son avis, les

arcades des chapelles sont trop basse

tussi la nef par 1

ir; les

port à sa larg iilettes du jamb,

piliers et leurs archivoltes sont trop lar Il dut

dotamment Îles

leurs moulures

trop

pesantes borne

à corriger ce qu'il était possible de re-

manier, piédestaux massifs qui formaient pri

d'un tiers de la hauteur des pilastres, ainsi que les jambages des

quatre grandes arcades du dôm tailleur de pierre eut donc

« à mutiler, tailler les anciennes bases, cimaises et corniches des

vieux piédestaux, re jumbages des piliers sous le dôme,

’enfoncement afin d'établir la nouvelle

fair base dorique à chaeur des piliers, et à tailler les nouveaux sur les profils de M. Delamonce

Plusieurs auteurs attribuent à Souflot la construction même

du dôme, or son nom ne figure dans les archives du couvent

pour des travaux de détails; ce fur lui qui dessina les grands ca

Frémolière

n-Nic

pour les tableaux de

Le Florent

is Servandoni fut chargé par les Char-

treux de composer le dessin du fameux ciborium qui abrite le

maitre-autel. (

baldaquin monumental est un chef-d'œuvre de

grâce et de majesté. Ce fut Souflot qui, après avoir accepté le projet

de Servandoni, le fit exécuter. Les marbres les plus rares ont sers

à décorer la cimaise, leurs tor

multicolores ajoutent à l'agrément

des lignes et des formes; les quatre colonnes, ment en marbre,

sont dans de très heureuses proportions et la disposition de leur

plan permet de ne perdre aucun détail de l'architecture soit des

transepts, soit du chœur.

Les frères Doret de Vevey, en Suisse, fournirent le marbre.

vaillére

Plusieurs 3 Chabr

artiste

sculptures de 1 ise Saint-

Bruno : c'est tout d'abord qui, outre divers cadres de

tubleau

et des figures d’anges, dessina les belles stalles du chœur

qui furent exécutées par Van Der Heyde

Ces boiseries comportaient plusieurs scènes tout à fait remar-

quables; elles furent mutilées en

La Révolution chassa les Chartreux d

église paroiss

yon et confisqua leurs

biens. Lors du rétab 1ent du culte, |

ï : des religieux devint

e sous le vocable de saint Bruno.

La facade actuelle du monument, œuvre de M. Sainte-Marie

Perrin, architecte, date de 1872

Pi. 25 à 27. — CATHÉDRALE SAINT-JEAN

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