AUJOURD'HUI TEMPLE PROTESTANT
Le quartier du Change fut, pendant tout le Moyen Age un
centre d'activité et de transactions, le quartier le plus animé de la
ville. C'était le lieu de réunion des marchands qui, de toutes les
parties de l'Europe, afluaient aux célèbres foires de Lyon, et c'est
tout à côté, dans la rue de la Juiverie, que s'étaient groupés les
cha
geurs ct trafiquants juifs.
La petite place sur laquelle s'opérait le change, s'appelait en
In friper ferrateria ; elle prit dans la suite le nom de place la Friperie-Brülée, place où « soûlait estre la friperie bruslée , place de la Draperie ; ce n'est qu'à la fin du xwf siècle que
nous lui trouvons l'appellation de place du Change. Jusqu'au xvun siècle le change s'effectuait donc, soit sur cette
petite place, soit au rez-de-chaussée des maisons environnantes et
Lyon donnait alors, pour le change, la loi à toutes les places de
l'Europe »
En 1631 le de faire construire une Loge des
Consulat décréta
l'extension affaires,
changes, seulement
car [
suite, non Moyen
mais surtout à
yon dès le Age connut une ère de grande prospérité
cause de des locaux des
nquiers.
Des difficultés entravérent le projet du Consulat : les propriétaires des immeubles sur l'emplacement desquels devait être édific
le nouveau monument, y étant hostiles. Les travaux ne purent ètre
c 1encés s et dessins
qu'en 1747 après approbation des
présentés par Souflot et dont l'architecte Roche assuma la dires-
tion
Ce petit monument est d'une très bonne composition et grâcc
à ses heureuses proportions, il donne, malgré son exiguité, une impression de grandeur. Les sculptures de la façade furent exécutées par Chabry, qui fit également les modèles des impostes er des
panneaux de porte du rez-de-chaussée. Au xvint siècle, on pouvait lire sur le fro Planeus : Prin
lyonnais, rendu &
pice cet extrait de la lettre de Cicéron à Munacius
. comile fortuna, digne hommage, dit un historien
commerce de la cit
PL. 35 à 42. — HOTEL-DIEL
L'Hôtel-Diet
par l'évêque de Lyon saint Sacerdoce, grâce aux libéralités du ro
de Lyon fut fondé vers le milieu du vi siècle
Childebert I‘ et de la reine Ultrogothe. Lyon devait déjà à ces géné reux bienfaiteurs bien d'autres fondations: l’église d'Ainauy avait été construite par eux, et la partie inférieure du clocher actuel est un vestige de cet édifice primitif qui fut renversé par les
Sarrasins.
Le premier hôpital se trouvait sur les bords de la Saône et devint par la suite l'hospice Saint-Éloi, près de la place de Douane.
Ce ne fut que plus tard qu'on édifia l'hopital du Pont du R
sur l'emplacement qu'il tujourd'hui.
En 349, le Dieu,
»ccupe encore l'Hôtel
, et frappait d'ana
concile d'Orléans fixait la destination de
réglait l'emploi des dons et des aumônes
thème irrémissible comme « assassin des pauvres » quiconque
destruction de l'œuvre.
l'Hôtel-Dieu sor
contribuerait à la
Les constructions actuelles de t comprises
dans un immense parallélogramme, limité par les rues Childebert et de la Barre, au nord et au sud; à l'est et au couchant, par lé quai de l'Hôpital et la rue Bellecordière; l'es couvert est de
vingt mille mètres carrés
plus
C’est dans la partie au nord que se trouvaient au xvi' siècle
anciens bâtiments, une galerie couverte les limitait;
crie était occupée par plusieurs boutiques de bouchers qui
disparurent par la suite. De vastes constructions furent alors édi
d'ap
onnais nommé
liées, les dessins présentés par un bourgeois
s le plan et
Laure, plan que les recteurs de l'hôpital recon
nurent « comme étant le plus propre, commode et spacieux pour
loger le plus grand nombre de pauvres comme nul de tous les
utres projets présentés ».
L'acte de délibération, invitait les citoyens lyonnais à la
charité, représentait, avec vigueur, la lamentable situation où se
trouvaient les infirmeries, dans lesquelles on se voyait « contraint
de mettre quatre ou cinq malades dans le même lit, desquels
autre à |
souvent se trouvait mort au milieu, un nie et
ur
l'émouvoir
et capable
autres fort malades: choses pitoyables à vo
à compassion et commisération les cœurs les plus endurcis ». On
conçoit aisément que l'installation ancienne était devenue insuffi-
sante, pour une ville qui allait s'aceroissant de jour en jour
l'outes les constructions furent terminées en 1602, elles coù-
tèrent 146.313 livres 19 sols 0 deniers
À côté de cet hospice, vers le midi, fut érigée, entre 1637 et
1645, l'église de l'Hôtel-Dieu: son établissement ne coûta rien à
ville, ni mème à l'administration de l’hospice. car les libéralités de
généreux citoyens v pourvurent; les marchands drapiers de la ville
firent, à eux seuls. tous les fr: nstallation du chœur. Les plans
de cet élégant édifice étaient l'œuvre de l'architecte Guillaume Du
cellet, qui eut pour collaborateur le seulpteur Jacques Mimerel,
façade. La pose de la prer
auteur de la c ion de pierre
fut faite, en grande pompe, en présence du marquis €
Villeroy,
Roi en la ville de I
gouverneur et lieutenant général pour le 1, pay Lyonnais, Forez et Bceaujola cardinal archevèque Richelieu assistait également à la cérémonie ainsi que les dc
comtes de Lyon, le prévôt des marchands, les échevins! les recteurs et administrateurs, L'église fut mise sous le vocable de Notre-Dame de Pitié et
consacrée au culte en 1645
bât
nds fussent-ils,
Au commencement du x l'érection de nouvsaux
ments est encore décidée loca si gra
étaient devenus
nt recevoir tous les malades
trop étroits et ne pou
et le spectacle alligeant d'autrefois se présentait encore Les
2 fiévreux sont
sont couchés quatre dans I
avec les blessés qui périssent en grand nombre, surtout ceux
qui sont blessés à la tête
Les plans de nouvelles furent dressés par le
constructions
ministration de l'hospice et les prinà l'Hôtel-Dieu un
célèbre architecte Soufot; l’a cipales autorités de la ville ayant voulu donner ourd'hui
aspect monumental. Tous les étrangers admirent encore au
la grandiose façade qui se développe sur les quais du Rhône et à
l'édification de laquelle collaborèrent deux architectes lyonnais, l'oussaint Loyer et Claude Munet. On reproche à ces derniers de
fidèl du
notamment dans le corps de bâtiment central et le dôme:
n'avoir imitifs maitre de
pas suivi it les dessins }
l'œuvre
se de ces modifi-
l'insuffisance des ressources dut être la seule
cations; la partie supérieure prévue par Soufflo,
simplifièrent donc l'i
plaign
beaucoup dépassée
s chantie
tante. Les directeurs d
du monument, car, déjà, inistrateurs sc que
les ues avaient été c qu'elles
»enses pré
avaient été employées à des dépenses plus brillantes qu'utiles
Le dernier étage. éclairé par des baies sobres, fu
— qui dans le projet de Souîlot comportait d'élégantes lucarnes
et un lanternon monumental fut dressé sans faste et couronné
pi groupe de chérubins portant le globe de la croix. intérieur, point de décorat tout est d'un aspect nu et
ère. Les cours impressionnent par leurs vastes proportions et les bâtiments grandioses dont elles sont encadrées. Le cloître, dt Nr est orné de plaques de marbre noir surmontées de
noms des bien-
couronnes de lauriers sur lesquelles sont gravés
faiteurs
La petite entrée sur la place de l'Hôpital est due à l’
Ferdinand elle
Delamonce qui l'édifia en 1701: porte,
et dans ses détails,
ensemble tous les
ctères du st)
Régence; une élégante coupole coiffe le vestibule d'entrée
considéré € l'un des
L'Hôtel-Dieu de à peut être ‘mme
plus beaux monuments de France. Son architecture est sobre,
mais majestueuse ct imposante. Ses dômes Séie
nant les bâtiments, lui donnent un äspect monastique
qui architecture dé
qui tranche
singulièrement avec la banalité des maisons à loyer l'entourent
et Écras supériorité, la moderné 10 Facultés
par se
qui s'étale non loin de là.
Pr. 43 xx 44. — ANCIEN ARCHEVECHI
Ces salons ont été décorés par Souflot alors que le cardinal de L\
du plus pur style Louis NV, lé
l'encin était archevèque dé , et revêtent, à côté de cartouches
formes plus calmes
qui caracté-
risent l’
époque de Louis XVI Mais
manquent pas de caractère et contribuent à
De là un certain manque d'homo-
généité. les différentes parties considérées isolément ne
constituer un bel ensemble.
en bois sculpté font suite
Plusieurs pièces décorées de lambris
à ce salon et sont également de Soufot. La planche 44 représente
une de ces pièces.
P1.. 45 er 45. — ANCIEN HOTEL DE VAREY