PRÉFACE. XXXV
aisé, sinon raisonnable, surtout dans un temps troublé comme le nôtre, d'appliquer à des livres que M. Hamon n'avait jamais lus, les éloges que le saint et bon curé faisait du cœur et des intentions de l'auteur. Nous avons donc estimé qu'il n'était pas inutile aujourd'hui de reproduire notre travail de 1850.
Nous le reproduisons tel qu'il a paru jadis. Ce n'est pas pour en appeler du jugement sommaire qu'en a porté M. Thierry. Il eût été facile de corriger la diction de ce petit ouvrage, même sans prétendre en faire disparaître l'air de jeunesse. ]\Iais il nous est avis que si M. Thierry, qui invoquait sa conscience d'historien, avait pu consulter aussi sa conscience de catholique, il aurait eu vraiment horreur de ses procédés envers la sainte mère Église, et qu'il eût compris l'indignation qu'ils devaient provoquer parmi les fidèles. Je ne veux pas chercher à excuser certaines vivacités de plume devant le scandale des assertions odieuses et gratuites d'un historien de talent. Il est des cas où l'indignation, à mon sens, ne messiedpas, même à l'âge mûr. D'ailleurs, dans les essais de réfutaion, qui sont nécessaires de la part des cathohques,