‹ M. Augustin Thierry: son système historique et ses erreursChapitre 104 sur 214 · LIVRE II. — CHAPITRE II. U · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE II. U

, mais ils furent dispersés et Gondulf appela de lui les principaux citoyens de la ville, il lit, ainsi que Tévêque, entrer à Marseille dans compagnie. Quand Dynamius vit comment les ;s tournaient, il demanda pardon, offrit des mts au duc et s'engagea par serment d'être déais fidèle à Théodore et à Childebert. Puis au e toutes les cloches, Tévéque et le duc, précéle nombreuses bannières, firent leur entrée au ;u des acclamations. Les portes des églises, n pourrait ainsi supposer avoir été fermées pen- Tabsence de Tévêque, s'ouvrirent, dit l'histoen même temps que celles de la ville. Les s qui avaient pris part au tumulte, s'étaient redans la maison de Dynamius, cherchant leur 3ction et leur refuge auprès de celui dont les ;5ues les avaient soulevés contre leur évêque. e saisit d'eux ; quelques-uns, après avoir donné ion, reçurent ordre de se rendre auprès du roi iebert. Gondulf ayant ainsi remis la ville sous omination du roi et rétabli Tévêque sur son ;, quitta bientôt Marseille pour retourner à la . Dynamius renouant alors ses intrigues et vioson serment, fit prévenir Gontran que l'évêque èrait assurément perdre la part de la ville qui evenait et que jamais il ne serait maître de Mar- 3 avant d'en avoir chassé Théodore. Il n'était

lifficile d'émouvoir la colère de ce roi. Malgré

le respect dû à la religion, il ordonna que le pontife fût chargé de chaînes et qu'on le lui amenât : il l'appelait l'ennemi de son royaume et voulait l'envoyer en exil afin de n'avoir plus rien à redouter de lui. Mais Théodore était sur ses gardes: il évitait de s'aventurer hors de la ville, dans l'intérieur de laquelle il paraît que Dynamius n'avait plus assez de crédit pour le faire prisonnier. Néanmoins, l'évêque avait à remplir ses fonctions, et un jour il dut aller à la campagne célébrer la dédicace d'une église. 11 se dirigeait à cheval, en grande haie, vers le lieu de la cérémonie, lorsque des gens placés en embuscade se présentèrent tout à coup en armes ; en un instant le prélat se vit entouré et renversé de sa monture, ses compagnons furent mis en fuite, ses serviteurs garrottés ; on frappa ses clercs. On ne permit à aucun d'entre eux do le suivre, et on se mit en marche pour le conduire en Bourgogne devant le roi Contran. On passa j)ar Aix, et lovcque Pientius s'apitoya sur le sort misérable d'un de ses vénérables frères livré ainsi à la merci des soldais pour une si longue route. Il s'employa pour adoucir celte triste position; il obliiil lu permission de donner au prisonnier ce qui lui était nécessaire et lui procura des clercs pour l'accompagner et le servir durant le voyage. En l'absence de leur évèque, les clercs turbulents de Marseille recommencèrent leurs désordres, dispersant les biens de l'église et s'en empa-

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