LIVRE îl.— CHAPITRE I. 7B
régoire, en parlant de saint Yrieix, oe dit vrai, qu'il fut d'origine romaine. Mais te ja oaissance peut le faire supposer; les ivaient pas pénétré en grand nombre dans le soumise ^volontairement à la domination ; et M. Thierry surtout acceptera notre COQ- 1 présence des noms de Jocuodus et de Peportaient le père et la mère de S. Yrieis, :uments historiques ne constatent, en effet, jamais l'origine des divers personnages tttent en scène ; et saint Grégoire, en s'atmarquer la noblesse ou l'obscurité d'ex-e ses héros, s'applique si peu à distinguer s des Gallo-Romains que, pour les recon- . Thierry n'a d'autre règle que la forme propres. Les formes romaines lui repréi Gallo-Homains ; les radicaux germaniques, ient à relever, lui désignent les Barbares.
Ile distinction est bien frivole ; il serait cuine démarcation entre la race conquérante le vaincue, assez profonde, au dire de 7, pour s'être perpétuée jusqu'à nos jours, pour être restée, pendant six siècles au mique cause et le seul mobile de toutes les le tous les actes des politiques et de toutes lions des empires n'eût laissé aucune menil les historiens. Le témoignage qu'on pré- ' des diverses formes des noms, est insuffi-
sant. Hélas ! ce témoignage même fait défaut : dans le mélange des deux races, on voit tour à tour les Gaulois revêtir des noms barbares et les Francs porter ceux dont les radicaux n'appartiennent pas aux langues germaniques. Un des enfants de Chilpéric et de Ffédégonde s'appelait Samson. Le comte de Tours, Leudaste, était, malgré son nom barbare, fils d'un Gaulois' esclave d'un vigneron de l'île de Rbé. Le comte Florus, fondateur du monastère de Glannefeuil, le premier entre les premiers du royaume des Francs (d) portait un nom romain, et il avait un fils nommé Bertulfus. Le père de saint Goar s'appelait Georges et sa mère Valérie (2). Saint Grégoire, le derniei: représentant de la civilisation romaine, avait un oncle nommé Gondulfus (3). Saint Licinius, évêque d'Angers, était de la famille mérovingienne et cousin du roi Clothaire II (4). Saint Arnoul était d'origine barbare : son nom en témoigne : il était né de parents nobles et païens ; et son père et sa mère, baptisés par saint Remy, avaient quitté leurs noms de gentils pour prendre ceux deRogatien et d'Euphrasie (5). On voit par ces exemples quelle
[\] * Primus iulcr primos loiius regoi Francorum. » V. B. Mauri.
(^2) Vita S. Goaris. Acta SS.ord. S. Bcncdicii. Ssec. 2.
(3) Liv. VI, c. XI.
(i) i4cto^5.Februaru.
^5) Bolland. VUa S. Àmul/i, 18 julii.