SCENE XI
FOLVILLE, HENRIETTE.
♦ FOLVILLE.
Àh 1 vous voilà, ma chère henrietle ?
Henriette
Votre chère Henriette, je vous prie monsieur, de prendre avec moi un ton plus convenable.
FOLVILLE.
Eh ! quel autre ton peut me convenir mieux que celui ' de l’amant le plus tendre ?
Henriette.
Mais celui de l’homme le plus indifférent, par exemple, afin de "ne pas donner plus qu’on ne vous accorde» FOLVILLE.
Je vois, ma cousjne , que vous vous rangez du côté dô l’injustice : vous me comdamnez aussi sans m'entendre, mais je vous attends aux preuves.
. Henriette.
Epargnez-vous la peine d’en chercher ; je me contente de celles que j’ai acquises , et pour terminer un entretient qui
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18 M. BEAUF1LS,
me fatigue , je vous préviens que j’ai promis à mon père et à ma' tante, que je me suis promis à moi même d’accepter ia main de M. Beatifils.
roiviuï.
Beaufils !... Impossible. . . Vous voulez rire ?
Henriette.
Rien n’est plus sérieux.
Ma petite cousine n’en fera rien,
Mon petit cousin pourra s’en convaincre aujourd’hui 'même.
FOLVUI.E.
Vous ne savez donc pas que ce Beaufils. . . ( à part ). ( Ne manquons point à notre parole.) Mais d’ailleurs la promesse que vous m’avez faite ? . < .
, Henriette.
Je la tiens.
F/ILYHLÎ.
Je vois que votre père. . .
Henriette.
Je laisse là vos torts avec mqn père : ils auraient pu «'■empêcher d'être à vous : c’est votre -conduite envers moi qui me décide à en épouser un autre.
FOLÏ I L I, E.
Ma conduite envers vous ?... Que voulez vous dire ?
Henriette. ( sortant ).
Que je dois vous épargner une conversation moins interressante pour vous que certaines correspondances. ( elle sort).