SCÈNE XIV
BEAÜFILS*, F O L V J LL E.
BEAÜFILS.
J’appoite les six mille francs, eu bons louis bien pesés.
Mille remercimeris' , M. Beau fils. ( il va pour prendre te sac que l’autre retire ).
BEA U*F ILS.
Voyons d’abord vos effets pour le remboursement.
Les voici. ( lui présentant un cahier roulé ).
BEAÜFILS. '
Qu’est-ce que c’est que ça ?
■ - FO.LvIf.LE*
Une comédie de moi , que l’on joue dans quelques jours et sur le produit de laquelle je vous rembourserai.
Si ça vous est égal, j’aime mieux l’iiipotheque d’une maison, au risque du feu.
Songez donc. . .
Beàufils.
Je songe que si vous n’avez pas d’autre garantie à me donner je remporte mon sac. ï)'ailleu|s, j’y ai bien réfléchi, la conversation peut manquer son effet, et je me trouverais plrts pauvre en espece, sans être plus riche en esprit.
FOLVlLLE, ( après avoir réfléchi avec inquiétude ).
Eh bien/ écoutez, je vais vous faire une proposition superbe : ce n’est^lus le produit de la pièce que je vous propose ; c’est la pièce elle-même; l’auteur n’est pas connu, je pui». vous mettre en nom et vous assurer par là toute la gloire d’un succès, qui mettra le comble à la réputation d’çspnt je me suis engagé à vous faire. *
BeaüFILS.
Et mais cela se présente mieux.
FOLVlLLE.
Sans compter qu’en qualité d’auteur , vous avez dès aujourd’hui vos entrées au spectacle.
Attende* dont ; j’aurai 1* produit , les entrées et Iâ ré*
putation. . . Touche* là mon cher, le sac est à vous et la comédie est à moi : voyons maintenant la conxcrsation.
Je vais vous la chercher. ( à part en sortant'). Envoyons délivrer Firmin payer mes créanciers, et prévenir bien vite au théâtre.