‹ M. Benoit; ou, L'adoption; drame historique en trois actes, en proseChapitre 11 sur 56 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

JUSTIN , AGATHE , occupés à préparer un déjeuner , qui

est sur une tahle^ placée sur le devant de la scene^ à droite

du spectateur.

JUSTIN

Je n' dis pas ra . mam'selle Agalhe, Dieu, m' garde d' souproiiner not' rnuilre d' quelque reproclie à se faire I J' dis seulement que pour un homme riche , il est ben triste 3 quand y rit, c'est comme un miracle.

AGATHE

Je l'ai toujours vu comme cela , depuis dix ans que je suis à Ligri y 5 personne n'a jamais su la cause de son chagrin.

JUS'Ji:>".

C'est singulier! en revanche, monsieur Francheville , son ami, il est gai comme pinson. S't hiver y avait-y rien de risible comme de 1' voir batifolai avec mam'selle Cécile et monsieur Ernest? Y les forcions, morguenne, à se tenir 1rs côtes. Mais d'main y va ben mieux batifolai , pique il épouse manrselle Cécile.

AGATHE , soupirant.

Oui!

JUSTJN.

Pourquoi donc c' gros soupir?.. Est-ce que c'est vous qui s' mariai ?

AGATHE

Ab î mon pauvre Justin , si j'en crois certaines choses , ce mariage-là contrariera bien du monde.

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