‹ M. Benoit; ou, L'adoption; drame historique en trois actes, en proseChapitre 43 sur 56 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Prccedcns , excepic ISIDORE.

FRANCHEVIÎ.I.E.

Tout ce qui passe ici aujourd'hui , a Tair surnaturel.

DORMESSX)N.

Que vois-je?

FRAN CHEVILLE

Qu'est ce donc ?

DORMESSON , Usant.

« La venu clierche euvain à se dérober à ma solhcitude , » la modestie de monsieur Dormesson le rend plus intéressant » à mes yeux. Je sais son véritable nom, je connais ses talens, » ses mœurs, sa vie. Je lui demanderai son fils, et je dispo- 3» serai , s'il le permet, de la main de sa fille, en faveur de X l'héritier d'un grand nom et d'une grande fortune, dès qu'il » aura reçu des avis ultérieurs. »

Signé Stanislas Leczinski.

FRANCHEVILLE , E

Stanislas !

Je demeure immobile !

FUANCHEVILLE.

Je ne l'ai pas vu plus que toi , mais je connais sa signature, yoyons!..

DORMESSON , la lui montrant.

Je l'ai reconnue aussitôt.

FRANCHEVILLE

Ah!., c'est bien elle!.. Sa main a été là... là !.. Ma foi , je n'y liens pas. ( // baise la signature auec transport } . M. BENOIT, à part.

Douce recompense !

ERNEST

Moi , près d'un si grand monarque!

CÉCILE

Ce n'est pas de moi qu^on a voulu parler.

FRANCHEVILLE

Si fait , si fait!.. Oh! il ne se trompe pas... jamais il n'agit sans savoir.

DORMES s ON.

Qui peut m'avoir fait connaître à ce prince?.. Je n'ai jamais approché la cour. Par mon état et mon caractère , j'ai toujours vécu , si non dans l'obscurité, du moins dans la retraite... je ne comprends rien à cette aventure.

M. BEKOIT.

Vous voilà fort emjjarrassé , monsieur Dormesson. Votre voyage ne peut plus avoir lieu, jusqu'à nouvel ordre, pas même celui d'Ernest , puisqu'on vous le demande.

FRANCHEVILLE

Mon ami, je ne te quitte pas. Si tu vois le Roi, je veux être a. tes cotés. Ce prince e^t juste, sage, généreux, il ne peut rien vouloir de ce qui affligerait le dernier de ses sujets 3 je plaiderai ta cause.

Monsieur Francheville , vous faites le vaillant , mais s'il était devant vos yeux , vous seriez peut-être bien étonné.

FRANC HEViLLE.

Moi !.. ah! vous ne me connaissez guères. Je lui parlerais comme je vous parle, et il ne s'en offenserait pas; il aime qu'on exprime naïvement sa pensée... le connaissez-vous? Je veux dire, de vue, seulement.

Hum ! hum !

FRANCHEVILLE

J'entends, vous n'êtes pas assez avancé pour cela , monsieuï Benoit. C'est un malheur.

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