SCÈNE IX
Les Précédens, VALINCOURT.
VALINCOLRT,
Monsieur le duc , les gardes sont sous les armes , on est pr<^t au départ ; tout annonce que le Roi va passer , je viens vous en avertir.
VOLNY.
Il suffit , je n'attends plus que lui.
ROGER
Je ne puis me défendre d'une profonde émotion , je crains de ne pouvoir soutenir l'aspect de cet auguste visage.
VOLNY.
Vous n'y verriez que la justice et la bonté , tout autre sentiment s'y peindrait mal; calmez-vous. Messieurs , je vous recommande le plus profond silence, non seulement il prouve le respect , mais il est encore nécessaire aux succès de ses hautes
méditatlous , car vous le savez , il travaille sans cesse au bonheur de sa grande famille. J'entends du bruil dans la galerie... c'est par là qu'il va passer; il est temps de se tenir prêts. Monsieur de Sarmé , placez-vous là , il vous appercevra , j'en suis sûr. Nous . nous le suivrons à peu de distance.
VALIKCOUllT.
Monsieur le duc, on ouvre.
VOLNY.
Le voici , eloiguons-nous. ( Ils se. retirent dans le fond).
SCÈINE X.
Les Precédens , LE ROL
LE ROI , plongé dans mie profonde méditation. Il se cache sous le nom deDormejsSoa... comment se Tail-il , depuis deux mois que les évèuemens de la guerre m'ont amené àLunévilile , que j'en sois seulement informé depuis quelques jour.>>?. . Serais-je mal servi ?. . Non. Ils m'aiment. .. ils le doivent, je tais tout pour eux. Le sort aura tralii le zèle de ceux que j'ai commis à cette recherche... Ce malheureux Daiaiuval, ii quitta si brusquement la Pologne , qu'il me fat impossible de lui rendre un bien si cher... c'était alors que la victoire abandonnait mes drapeaux.. . il fallait penser à mon peuple. Mais enfin, puisque je connais la relraile de cet inforiuné , je ne puis trop me haler. Le bonheur du dernier de mes sujets , sera toujours mon premier devoir , les autres ont le temps d'attendre. Quelqu'un!