EXTRAITS DES STATUTS
ARTICLE PREMIER. — Entre tous les hommes de nation ou de langue française, il est formé une Société fraternelle ayant pour but de les unir par les liens de l'assistance mutuelle.
Cette Société adopte pour devise générale les paroles du Christ : « Aimez-vous les uns les autres, car vous êtes frères », et prend le titre d’Association universelle.
ART. II. — L'Association se propose : 1° de défendre l’inviolabilité de la vie et de la Réeutd Homshes, ne trucides ; alteri ne feceris quod tibi fieri non vis; 2° de remplacer la guerre par l’arbitrage international : Pax in terris ; — 3° d'ouvrir le monde à la Civilisation : Aperire terram gentibus ; — 4° d’étendre l'influence moralisatrice des lettres : canimus sub tegmine palmæ ; en d’autres termes, elle travaille à l'expansion de la littérature nationale, encourage les voyages d’études, réclame l'abolition de l’échafaud, la suppression de la traite et de la guerre et le rétablissement de l’ancienne politesse. Elle s’interdit toute discussion politique et religieuse.
ART. III. — L'Association compte des maîtres-titulaires, correspondants, honoraires, perpétuels, fondateurs, bienfaiteurs.
me. HE
Les titulaires sont publicistes, littérateurs ou voyageurs ; les correspondants résident à l'étranger ; les honoraires s'intéressent et rendent des services à l'Association : les perpétuels, RP bienfaiteurs, lui viennent en aide par des dons
’argent.
Arr. IV. — Les demandes d'admission, à quelque titre que ce soit, doivent être adressées au Conseil d'administration. Si le candidat réunit la majorité des suffrages, il ne lui reste, pour être proclamé maître, qu’à verser :
1° Droit de diplôme, payable à l'avis d'admission. Fr. 2° Insigne (soleil d’or avec ruban quatricolore : rouge, blanc, noir, jaune) ... ..........,,.,....,.,..... j 3° Cotisation annuelle payable en entrant, et, ensuite dans le courant de janvier........,,....
4° Abonnement à la Revue.......
* (Si le sociétaire réside à l'étranger) 14-fr.
ART. V. — Les maîtres-honoraires, titulaires et correspondants, ont droit à la rosette d’officier apposée sur le ruban de l’insigne.
Les bienfaiteurs, fondateurs, maîtres-perpétuels, les membres du Conseil, et par faveur spéciale, les damesmaîtresses, ont droit au cordon de commandeur (7fr. au lieu de 5)..... RU RON AC OPA MP EUOIPP NE CRE
Arr. VIII. — Tout sociétaire en retard de trois mois, après er été mis en demeure de faire ses versements, est rayé des istes,
Arr. IX, — Les démissionnaires sont tenus au paiement de la cotisation afférente à l’année courante.
ART. XII. — Le fonds social se compose des cotisations des sociétaires, des dons des bienfaiteurs. des perpétuels ; des recettes des conférences sur les Voyages d'études à Paris, en re et à l'étranger, et des collectes faites aux fêtes des Palmiers.
De l’Administration
Arr, XIV. — L'Association est administrée par un Conseil
nommé en assemblée générale et composé d’un président, d'un vice-président, d'un délégué général, de deux secrétairesadjoints, d'un caissier-archiviste, tous Français et jouissant de leurs droits civils et politiques.
Concours de l’Académie des Falmiers
ART. XIX. — L'Association universelle met à la disposition de l’Académie des Palmiers, sa Commission littéraire et artistique, une somme d’argent et un certain nombre de médailles, destinées à être données en prix, applicables indifféremment à la poésie, à la prose, à la musique, à la sculpture, à la peinture, etc.
ART. XX. —— En vertu de cette délégation, l’Académie organise deux concours par an, un tous les six mois, gratuits pour les sociétaires, afin de provoquer une noble éiletion entre les littérateurs et les artistes de langue française et pour mettre en lumière les talents qui ne se sont pas fait jour.
ART. XXI. — Le premier, dit concours simple, se clôt le 30 avril ; le second, dit grand concours annuel, le 31 décembre. Ces termes sont de rigueur.
ART. XXII. — Les manuscrits écrits au recto seulement et non signés, devront porter, outre la mention : Concours simple de ou Grand concours de... une épigraphe reproduite sur un pli cacheté, renfermant les prénoms, nom, qualité et adresse des auteurs.
ART. XXIII. — Les concourants non sociétaires payent par manuscrit présenté un droit fixe de cinq francs. En retour, ils reçoivent franco le numéro de la Revue Exotique donnant le compte-rendu du concours. Ils peuvent, en outre, se procurer, au prix réduit de 50 centimes l’exemplaire, comme les sociétaires, le numéro contenant leurs ouvrages, s'ils sont insérés.
ART. XXIV. — L'Académie laisse aux auteurs toute liberté dans le choix des sujets. Ils ont la faculté de présenter plusieurs ouvrages, soit du même genre, soit de genres différents, et, par conséquent, peuvent obtenir plusieurs prix dans un même concours.
ART, XXV. — Après l’adjudication des prix, les lauréats sont convoqués aux Fêtes des Palmiers. C'est le nom des séances
ubliques. Ces solennités, patriotiques et intellectuelles, se célébrent avec le plus grand éclat en mai pour la fète d’été, et, en janvier, pour la fête d'hiver.
ART. XXVI. — Lecture est donnée des rapports sur les concours et sur la situation générale de l'Association. On proclame les vainqueurs. S'ils sont présents, le président de la séance, les invite à lire, eux-mêmes, leurs ouvrages, et leur remet les
récompenses. La fête s'achève au milieu d’une conférence, de déclamations, de morceaux de musique et de chants.
Arr. XXVII. — Les lauréats qui ne pourront pas y assister devront se faire envoyer leurs prix à leurs frais. Ils recevront en même temps une attestation sur diplôme spécial et ne pour -”* plus concourir dans un même genre de composition, s'il obtenu trois prix dans ce genre.
Arr, XXVIII. — Tout lauréat qui a obtenu une médaille, a droit au titre de maître-titulaire, et tout lauréat d’un Grand
rix, a droit au titre de maître-perpétuel, en se conformant à article VIT des Statuts.
Arr. XXXII. — Le programme des concours et les statuts de la Société sont envoyés, sur demande affranchie, contenant 50 cent. en timbres-poste.
Nota. — Adresser franco, adhésions et souscriptions pour l'Association ; livres et manuscrits pour les concours; abonnements pour la Revue Exotique, à M. le Délégué, 5, rue Carnot, Paris-Courbevoie.
CE EE dne
[ci nous ne pouvons reproduire en entier le rapport
délégué général, que l'on trouve dans le numéro du 12 mai 1889 de la Revue Exotique. Citons du moins les passages où sont exposés l’utile rôle et les généreuses visées de l'Association, — passages qui ont soulevé les applaudissements de l'assemblée générale.
Voici l'exarde de ce remarquable morceau de haute littérature :
Si une institution n’est ni dans les goûts ni dans la tournure d'esprit du plus grand nombre ; si elle n’est pas la résultante naturelle des besoins des générations ou d’une époque, elle ne saurait prospérer, elle n'aurait pas de raison d’être.
Les premières tentatives de la nôtre, on s'en souvient, eurent pour but de vulgariser les pays lointains par les voyages d’études : aperire terram gentibus, et de mettre en relief par des concours, d'encourager par des récompenses, les servants des arts, particulièrement ceux d'outre-mer, moins près du soleil de la gloire que ceux qui résident en Europe.
L'Académie des Palmiers, grandissant, a dû prendre une dénomination en rapport avec son développement progressif, Elle est devenue l'Association Universelle.
e, de
sister»
| 1] CA méro
du e et ui rale.
aute
nure tante elle
rent ages f par ants s du
une essif.
Au premier signe du Grand Cardinal, l'un de ses Présidents d'honneur, elle est entrée dans la croisade anti-esclavagiste, en vertu du précepte Alteri me feceris quod tibi fieri non vis ; ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fût fait.
Depuis l’entrée de la comtesse de Sellon dans son cénacle, la société poursuit, avec la fille du philantrope genevois, digne continuatrice de l'apostolat paternel, l'abolition de l’horrible machine à couper les têtes, et la suppression de l'odieuse boucherie des champs de bataille : Ne trucides... Pax in terris…
Enfin, aujourd'hui que la France offre sa large hospitalité à toutes les puissances du monde, l'Association Universelle composée d'hommes de toutes races, répète à l'égoïsme des peuples : « Aimez-vous les uns les autres, car vous êtes frères. »
A cette heure, mesdames, messieurs, il passe sur le front des nations comme un souffle bienfaisant. [1 est trop faible encore pour refroidir l'ardeur de leur antagonisme armé jusbel dents, mais n'en doutez pas, c'est le vent de l'aile du
énie protecteur de l'Humanité qui nous effleure et nous caresse,
L'Association Universelle est tellement dans les irstincts modernes que, nationales ou étrangères, les autres sociétés la traitent en sœur bien aimée et demandent à échanger leur bulletin contre la Revue Exotique, son organe officiel.
Au surplus, les lettrés qui fréquentent l’Académie des Palmiers, exacts à revenir, tous les six mois, prendre part à ses concours entraînent avec eux de mouveaux poursuivants, dont le nombre augmente chaque semestre et nous amène de vaillantes recrues.
Un internationalisme bien entendu, c'est-à-dire la mise en pratique de la fraternité universelle, grande par conséquent comme la bonté divine, a rendu notre Aréopage, qui fait songer aux Amphictyonies grecques, un point de ralliement, un centre de réunion, vers lequel convergent l’Asiatique et l'Africain, l’'Européen et l'Américain, l’Océanien et les autres insulaires.
Que veut, en effet, l'Association universelle ? Eveiller chez tous les francophones, disséminés sur le globe terrestre, l’ambition de contribuer au progrès des connaissances, au rayonnement de la gloire de « Douce France », de « Terre major », comme on appelle la Mère-patrie, dans la Chanson de Rolland.
Elle veut, insistons sur ce point, elle veut provoquer une émulation utile dans ses résultats, donner l’occasion d’agir à toutes les bonnes volontés sans emploi, mettre en lumière les dons ignorés qui peuvent devenir talents.
Et voici la péroraison :
Vous le constatez, Mesdames, Messieurs , l'Association
acquiert un nouveau développement chaque jour: Vires acquirit eundo. Dévouée à toutes les idées généreuses, attachée aux principes qui font la grandeur nationale, notre société est un faisceau de volontés ayant un même but, — le progrès universel. Elle veut maintenir cet ensemble d’idées-mères, en vertu desquelles, dans le monde social, comme dans le monde physique, tout sera coordonné avec une absolue justice. Elle cherche la route vers le mieux afin de la frayer aux générations futures.
Disséminés sur tous les points du globe, mais unis dans la même pensée, les co-saciétaires font briller, en toutes occasions, les vérités éternelles dont ils sont les apôtres.
Pratiquons surtout la devise du Christ à ra enseigne la fraternité. Alors le genre humain, couché sur la poussière de tant de révolutions stériles pour les peuples, tressaillant tout à coup comme Lazare dans son sépulcre, retrouvera une jeunesse éternelle. La Revue Exotique aura ouvert un nouvel âge d'or.
En attendant l'heure bénie entre toutes de cette résurrection merveilleuse, vous, poètes, vous prosateurs, pacifiques dompteurs des âmes, livrez-vous à l'inspiration...
Nous serons heureux de mettre vos œuvres en lumière et de couronner vos fronts radieux de laurier, de myrte et d’olivicrs. Prouvez que la culture des lettres n'est pas une occupation frivole, mais, sous une forme raffinée, l'action même du génie de la civilisation, IL y a longtemps qu'on a dit pour la première fois : « Le divin Orphée, interprète des Dieux, engagea les hommes sauvages à ne pas s’égorger les uns les autres, »
Aussi Horace a-t-il imaginé que cet antique civilisateur avait le secret d’apprivoiser les tigres et les lions :
Silvestres homines sacer, interpresque Deorum Cædibus et victu fædo dererruit Orpheus.
Dictus ob hoc lenire tigres rabidosque leones.
res acquiachée aux st un faisuniversel.
vertu deshysique, herche la futures.
is. dans la occasions,
> ja fratere de tant put à coup > jeunesse Âge d’or.
| résurrecpacifiques
lumière et 2 et d'olije OCCUpamême du it pour la Ieux, engaes autres, »
ateur avait
CONCOURS MENSUEL De la REVUE EXOTIQUE
Tout le monde peut concourir
Désireuse de s’assurer une collaboration de choix, la direction de la Revue Exotique organise, tous les mois, un concours ouvert le 1er et clos le 30. Voici le règlement :
Art. I. — Sont seulement admis les articles d'actualité, les contes ou nouvelles en prose, de 200 lignes, et les poésies, depuis le sonnet jusqu'aux pièces de 100 vers, absolument inédits. Le format et les caractères de la Revue sont pris pour types. Point de sujets imposés, du moins jusqu’à nouvel avis.
Art. II. — Les prix consistent en une somme de cinquante francs,allouée à chacun des auteurs des deux manuscrits reconnus hors de pair par le Comité de Rédaction.
Art. III. — Le Comité se réserve le droit de modifier les titres des manuscrits, s’ille croit nécessaire. L'auteur qui s’y refuserait renoncerait par là au prix. Il en serait de même s’il ne voulait point faire les suppressions, corrections ou changements jugés indispensables. Il ne peut non plus autoriser la reproduction de son œuvre qu'après sa publication dans la Revue, en indiquant cette origine. À part cela, il conserve la propriété entière de son travail.
Art. IV. — La Direction a le droit de faire imprimer dans la Revue, en totalité ou en partie, chacune des pièces présentées aux concours. Un auteur, s’il n'obtient pas de prix, peut seulement demander que son nom ne soit pas publié.
Art. V. — Nul ne pourra plus concourir après avoir obtenu trois prix. Il sera nommé maître-perpétuel en se conformant aux statuts. De même celui qui aura obtenu un prix de prose ou de poésie, a droit au diplôme de maître-titulaire de l’Académie des Palmiers, titre qui lui donnera, en se conformant aux statuts, les droits et privilèges afférents.
Art. VI. — Aucun prix ne sera décerné lorsque les concurrents seront moins de dix dans chaque section, Art. VII. — Les manuscrits, non signés, écrits au verso du
papier seulement, et accompagnés d’une lettre d'envoi, renfermant un pli cacheté contenant le nom et l’adresse du concurrent; et, — s'il n'est pas abonné ou sociétaire, — le droit de concours (5 fr. en mandat ou timbres-poste) doivent être
adressés franco, avant le 1e° de chaque mois, à la Direction. GR PP OP PE
Fécamp. — Imprimerie spéciale de la Revue Exotique, L. Durand et Fils.
ere D: LEURS