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l'avantage sur une nation séparée de l'Eglise et tant de fois révoltée contre ses rois légitimes, nous cesserions de nous révolter nous-mêmes contre son Fils qui est notre véritable souverain, l'époux de l'Eglise et le maître de tous les rois.
La sainte Vierge a sauvé le Canada de peur qu'on y abolit les sacrements, mais c'était, en même temps, pour nous engager à en faire un meilleur usage.— Ce sera ma première partie.
Elle a sauvé le Canada parce qu'une des intentions de ceux qui l’assiéveaient c'était d'empêcher qu'on y prêchât la
foi orthodoxe. Mais c'était aussi pour
ouvrir les yeux des catholiques et pour
leur faire comprendre qu'il faut qu'ils profitent de cette prédication et qu'ils ne la rendent pas inutile par le dérèglement de leurs mœurs. —Ce sera ma seconde partie.
Vierge sainte, vous avez vaincu les Anglais tout fins qu'ils étaient. Les Français, animés par la confiance qu'ils ont en votre pouvoir, les ont vu fuir devant eux une fois, et une autre fois ils ont péri avant qu'ils les eussent vus.
Je vous demande le secours dont j'ai besoin pour vaincre leurs vainqueurs.
— Ave Maria.
Comme le Saint-Esprit donne souvent à Dieu, dans l'Ecriture, le nom de
Dieu des armées, nous devons donner
à la sainte Vierge le nom de Générale des armées de Dieu, premièrement, parce qu'Elle à vaincu tous ses ennemis, et secondement, parce qu'Elle est à la tête de tous ses soldats. Le Saint- Esprit même, dans le Cantique des cantiques, la compare, Elle seule, à une armée toute entière, /erribilis ul castroune actes ordinata. Ainsi, tout ce que nous lisons dans l'Histoire Sainte de la valeur et de la force de Judith et de Débora, dont l'une coupa la tête à Holopherne, et l'autre perça celle de Sisara avec un clou, tout ce que nous lisons dans l’histoire profane du cou-
rage et de la prudence de Thalestris
qui commandait les Amazones et de
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la grandeur d'âme et de la conduite de Sémiramis qui commandait les Assyriens, n'est rien en comparaison de la force de la sainte Vierge et du nombre innombrable de troupes célestes dont Elle à le commandement.
La sainte Vierge à vaincu tous les ennemis de Dieu, car, quoiqu'il y en ait un nombre prodigieux et presque infini, ils ne forment en tout que trois diverses
armées qui toutes ont été mises en
déroute par la mère de Dieu, savoir :
l'armée des démons, celle des hérétiques et celle des pécheurs. L'armée des démons, qui s'est opposée à la souve-
raineté de Dieu, celle des hérétiques,
qui s'est opposée à la souveraineté de
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l'Eglise et celle des pécheurs qui s'est opposée à la sainteté de l'une et de l'autre. Ces trois armées ont été battues et défaites par la Reine du ciel,
Elle à vaincu les démons, mais d'une manière bien plus glorieuse que les démons n'avaient vaincu les hommes, remarque . réablement l'abbé Rupert.
Car cet ennemi du genre humain l'a vaincu par trahison, au lieu qu'il a été vaincu lui-même à guerre ouverte par une Vierge contre laquelle il a eu quatre mille ans pour se précautionner, car Dieu lui apprit, dès le commencement du monde, que quelque jour elle
lui briserait la tête, ef ipsa conteret caput
luum. D'ailleurs, si le diable a vaincu
les hommes, mais (1) les hommes, aidés de la grâce, le vainquent tous les jours.
Au lieu que la sainte Vierve l’a tellement vaincu que jamais il n'a pu se relever de sa chute, ni avoir le moindre avantage sur Elle.
Au contraire, il est contraint de fuir au seul nom de son vainqueur. Une petite poignée de gens, disent saint Bernard et saint Bonaventure, n’a point tant de peur de voir fondre sur soi une grosse armée que les démons d'entendre prononcer l'auguste nom de Marie. Ces esprits rebelles, disent
ces dévots docteurs, fuient avec plus
(1, D'ailleurs, s7 le diable a vaincu les hommes wars
les hommes, aidés de la grâce, etc.,—adverbe explétif.
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de précipitation au doux souvenir et à l'affectueuse invocation de la sainte Vierge que la cire ne fond lorsqu'on l'approche extrêmement du feu.
La sainte Vierge a vaincu les hérétiques et les pécheurs par ses prières, par ses conseils, par son pouvoir ; par ses prières, en obtenant leur conversion de son fils ; par ses conseils, en inspirant les docteurs qui les ont combattus :
par son pouvoir, en les renversant. lorsqu'Elle n'a pu les changer, et en procurant la fin de leur vie, lorsqu’Elle n’a pu arrêter autrement leurs pernicieux progrès. Les hérétiques et les pécheurs sérieusement convertis reconnaissent
que cest à la sainte Vierge qu'ils
sont redevables d'un si heureux changement. Les hommes doctes qui ont
employé leur plume ou leur langue
pour la défense de l'Eglise et pour la
réformation des mœurs attribuent à la mére de Dieu tous les succès qu'ils ont eus dans leurs travaux. L'Eglise elle-même fait gloire de tenir de cette main la victorieuse punition des hérésiarques et des impies et le renversement total de leurs sectes et de leurs erreurs,
Et, certes, ce n'est pas merveille si la sainte Vierge à détruit toutes les hérésies et tous les péchés, puisqu’ Elle a conçu dans son sein la Vérité et la
Grâce même. Elle a vaincu en même
temps le fléau de tout ce qui leur est contraire. Ainsi comme (1) on a raison et toutes sortes de droits de l'appeler la Mère de la Vérité et de la Grâce, on a raison et toutes sortes de droits de l'appeler le vainqueur du mensonge et de l'iniquité. C'est pourquoi, il y a treize siècles que saint Athanase la nommait la rune de toutes les héréstes, et sant Augustin, lyrique espérance
des pécheurs. Tous les peuples depuis lui ont donné les mêmes titres quoiqu'en différents termes. Ce qui est confirmé par les prières de l'Eglise
universelle qui tantôt se réjouit avec
(1) Ainsi comme, italianisme ; traduction littérale de
S tCCo nte,