‹ M. Guillaume, ou, Le voyageur inconnuChapitre 11 sur 35 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les MÊMES , M. GUILLAUME.

Bonjour, mon ami Bonjour, belle Cécile.

MAURICE

Vous êtes sorti de bonne heure, ce matin.

J'ai été voir le lever du jour : à la campagne j'y manque rarement.

MAURICE

Vous aimez donc bien la campagne ?

Beaucoup;

MAURICE

C'est étonnant, pour un Parisien.

Quand on habite ordinairement la ville, on n'en senl que mieux le plaisir de vivre aux champs.

Air nouveau de M, Wicht.

Que l'aspect de la nature Réjouit, élève une âme pure! ^

Oui, l'aspect de la nature, Toujours beau, Paraît toujours nouveau.

J'aime à voir de la jeunesse Les travaux, les ris et la tendresse, La vieillesse M'intéresse Par sa bonté, Sa gaîté , Sa santé.

( Ensemble. ) Que l'aspect de la nature , etc, M. GUILLAUME, J'ai donc pu te sentir encore, Charme puissant Du jour naissant!

Hélas! à Paris on t'ignore :

Jamais on ne t'y goûtera

Car jamais on n'y voit l'aurore

Que vers le soir à l'Opéra.

( Ensemlile. ) Mais l'aspect de la nature , etc.

MAURICE, à Cécile.

Va voit , ma fille , si Ton a préparé le déjeuner de M. Guillaume.

CÉCILE

J'y vais.

Que ce soit sur la terrasse, je vous en prie Pardon,

mademoiselle. {Elle sort.)

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