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« Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit, ma vie ! Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie ! Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en paix en votre sainte compagnie | ”
À quelques pas de cette statue, à l’angle formé par la réunion des murs du nord-est et du sud, on peut admirer Ja grotte de Notre-Dame de Lourdes. La sainte Vierge est debout dans la grotte formée de cailloux moussus. A ses pieds, à genoux, se tient dans l'attitude de l’extase et un cierge à la main, Bernardette Soubirous. Pour compléter l'illusion, un petit cours d’eau coule à quelques pas du cimetière et rappelle le gave de Lourdes devenu si célèbre, depuis les apparitions miraculeuses.
L’ ‘“ Allée Saint-François ” part de l’ ‘ Allée Saint-Joseph ” et se rend, en longeant le côté nord de l’église, jusqu’à la porte de sortie. Elle est, comme les autres allées, bordée de tombes surmontées de croix et recouvertes de fleurs.
Il est à peine nécessaire, je crois, de dire que l’ ‘ Allée Saint-François ” rappelle le nom du curé actuel et bienaimée de la paroisse, M. François Pilote.
Il y a quelque chose de bien consolant dans le culte des Morts, cette relation qui existe entre l'Eglise militante et l'Eglise souffrante, Cette union nous rapproche de ceux que nous avons aimés sur cette terre; et prier pour eux adoucit le chagrin de la séparation et répond à un besoin du cœur que notre Religion seule a compris.
De toutes ces beautés du cimetière de Saint-Augustin, il me reste à parler de la plus grande sous le rapport du souvenir et de l’art. Pour en parler dignement, il faudrait une plume plus habile que la mienne,
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 quelques pieds de l'angle formé par les allées Saint- Joseph et Saint-François, M. Pilote a fait élever cinq statues de grandeur naturelle. Ce groupe r..présente le Calvaire et toutes ses douleurs, devenues la joie et le bonheur du genre humain. Il y a là le Sauveur crucifié, les deux larrons, et, au pied de ces trois gibets, saint Jean à la droite de la croix de son divin Maître, et, à gauche, la ‘ Mère de douleurs, ”” les yeux attachés sur son Fils.
Sur la figure du Christ, couverte de crachats et de sang coagulé sont empreintes avec une rare expression toutes les douleurs de l’agonie.
La tête du larron, à droite, est penchée sur l'épaule gauche et la figure a perdu toute empreinte de désespoir depuis que ce premier converti, aux portes de l'éternité, a entendu la promesse du Sauveur. Un rayon de bonheur illumine le visage de celui que l'Eglise a surnommé le ‘ Bon larron. ”
À gauche, se trouve le mauvais larron portant sur sa figure toute l’expression de la méchanceté, de la haine et du désespoir terrible des damnés. Suivant moi, ces trois * statues sont, chacune dans son genre, remarquables sous le rapport de l’art,
Le groupe entier, formé de bronze, a été coulé en France.