‹ M. LʹAbbé François PiloteChapitre 24 sur 70 · COUPS DE CRAYON · texte numérisé non relu

COUPS DE CRAYON

( Vacances de 1887.)

Les Cèdres, samedi 25 juin 1887.

Vacances ! — Le repos de Ll’élève, le repos du maître: contraste. — Faut-il prolonger les vacances ? — J'aime le village des Cèdres ; pourquoi ?—Beauté de ce village.— Paroisses environnantes.— Les Rapides et les Cascades. — La chute aux bouleaux. — Quelques notes.— Le Révd J. Plessis-Bélair.— M. le vicaire.— L’aviron et le fusil,

Adieu, Collège Joliette, nous nous reverrone en septembre prochain.

Les vacances viennent de commencer.

Vive le repos, après le travail !

Temps heureux pour les élèves, temps heureux pour les maîtres. Que dis-je ? Temps plus heureux pour les maîtres. Allez, ensei-

gnez ; grande mission que celle de l'ensei-

A en ul

unement, mais, mission laborieuse ! Si l’enfant fatigue, le maître aussi fatigue. N’allons pas nous plaindre cependant, subissons en silence la loi générale: fu gagneras ton pain à la sueur de ton front, dans la chaire de docteur comme sur la terre du laboureur. C’est justice. |

Il y a cette différence entre le repos de l’éléve et celui du maître, qu’il faut au premier des cris, du bruit, du tapage, alors que la paix et la tranquillité sont la grande joie du dernier.

C’est un fait que plus on monte dans la vie, plus on devient, règle générale, ami du calme et du silence. Il n’y a d’exception que pour les âmes légères et vides qui n’ont d'autre aliment que la vie du dehors.

Le silence, pourtant, c’est la sagesse :

Dans la retraite, ami, la sagesse t’attend ;

C’est ià, que le génie et s’élève et s’étend.

Là règne avec la Paix, l'Indépendance altière ;

Là, notre âme à nous seuls appartient toute entière.

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