CHUBIN, SEUL, PLIS M. NARCISSE
CHUBiN, comptant, — Deux de Lhomme et deux de Narcisse : quatre mille francs aisément gagnés. Le père Lhomme finira mal, il est trop roublard !
M. NARCISSE, émergeant avec son yoko. — Bouff ! Vous avez vu Lhomme? (// se hisse.)
CHUBIN. — Oui, oui.
M. NARCISSE. — L'alTaire estdans le sac. Jel'ai roulé !
CHUBIN, /aî^m/c/. — Bah!...
M. NARCISSE. — Figurez-vous qu'il m'a laissé ses bonnes Moukèr en échange des sales Ghouya !
CHUBIN. — Gomment? les mines d'argent de Ghouya ?
M. NARCISSE. — Il n'y a jamais eu d'argent dedans!
CHUBIN. — Vous êtes sûr!
M. NARCISSE. — Très sûr. J'ai tenu le coup jusqu'ici ; dans deux jours, on vendra le paquet dix sous aux Pieds-Humides.
CHUBiN atterré. — Ah ! mais ! c'est dégoûtant, ce que vous avez fait là.
Il plonge à son tour.
M. NARCISSE. — Farceur! Vous gagnez 2.000 balles et vous vous plaignez ! A propos, comme je n'ai pas d'argent comptant, je vous paierai
VALEURS A LOTS 1^5
avec deux actions de Bab-El-Moukèr. Ça vaut des billets de banque. Bonsoir. [Il plonge.) "