LES MÊMES, MOINS DON ZEPHYR
MARESciER. — Il collc... il n'est pas méchant..
PAQUERETTE. — Tu CFois ? Eli bien, c'est lui qui a remplacé Margency durant son congé.
MARESCIER. — Vraiment? l'écho sur Ezzano est de don Zéphyr?
PAQUERETTE. — Puisquc je le le dis!
MARESCIER, sc boutoiinant. — Ah ? c'est de lui... Bien... Don Zéphyr aura de nos nouvelles...
PAQUERETTE, înf/iiiet. — Pourquoi?
MARESCIER. — Mou ami, le marquis Ezzano n'abandonnera pas cette affaire... C'est un homme d'honneur I
PAQUERETTE, riant. — Il adresserait des témoins à don Zéphyr? Non? Pas possible?
MARESCIER. — S'il m'a envoyé en éclaireur, ce n'est pas sans arrière-pensée... J'ai le nom du coupable... Le reste regarde Ezzano... qui, entre parenthèses, est dé première force à l'épée.
PAQUERETTE. — Voyous, cc pauvrcdou Zéphyr!
MARESCIER. — Mou clicr... uuc iusultc est une insulte! Merci |)Our ton obligeance... Et à charge de revanche.
iGcS MONSIEUR ET MADAME L HOMME
PAQUERETTE. — Ail! à pi'opos... pcux-tu me rendre un se^-vice à ton tour?
MARESCIER. — Oui, bien volontiers.
PAQUERETTE. — La caisse est fermée. . . tu serais bien gentil de me prêter un petit louis jusqu'à demain ?
MARESCIER, froicl. — Ob ! désolé... lu vois, je n'ai pas de monnaie sur mille francs.
PAQUERETTE, vîvement. — J'en ferai.
MARESCIER. — Puisquc la caisseest fermée... Il est tard, Ezzano m'attend î Bonsoir, cbère baronne. {Il sort.)
PAQUERETTE, seul. — Oucl mufflc!... pas de monnaie... Ils sont tous comme ça, les anciens amis de collège... ils n'ont jamais de monnaie.