‹ M. Mouflet; ou, Le duel au 3me étage. Comédie-vaudeville en un acteChapitre 17 sur 25 · CHOEUR · texte numérisé non relu

CHOEUR

Ah ! grands D!eu\, Dans ces lieux Qael f-ffi oyable tapage ', C'est affreux Dans ces lieux De faire an pareil tapage !

Ainsi troubler un ménage !

Pour nous tous c'est un outrage !

D'une telle trahison Il faut venger la maison. ( ter. )

TOCS.

caholine.

madame mouflet.

Mon voisin !

Mon papa l Mon époux!

JULIEN

Silence... où sont-ils donc?., tiens, que faites-yous donc là?

MOUFLET , sous la table Nous nous battons.

PHiLOMÈLE , sous la table.

A mort.

JULIE»

Sous la table?

(Mouflet et Philomèle sortent de leur cachette, ils sont d'une pâleur extrême. )

Non, voilà le fait, nous vous avons entendus, et comme nous avons cru que c'était la garde municipale... pour e'viter d'être empoignés , nous nous étions fourrés là-dessous. {à part.) La ruse est indigne...

JULIEN

Vous l'entendez. Voilà le vrai courage. C'est assez d*un coup de feu. Vous vous êtes très-bien conduits. MOUFLET à Philomèle.

Monsieur, je ne saurais vous refuser mon estime.

PHILOMÈLE

Monsieur, vous avez la mienne.

Je renonce maintenant à tirer sur vous.

PHILOMÏCLE.

A moins que vous ne vouliez tirer deux fois...

Qu'est-ce que vous dites donc ? Mais c'est vous qui avez commencé.

PHILOMÈLE

Du tout, c'est vous.

Par ex^mpU;

Al» : Ten guetle un petit.

Tit-on jamais chose pareille ?

Par ma fol ! le tour est couTeau !

La balle m'a frisé Toreillc !

PHILOMÈLE

Elle a traTersé mon chapeau.

JCLIE».

Entre gens comm' tous une ofTense, Messieurs, n'est jamais un malheur.

Par un armurier ça commence Et ça finit par un traiteur.

Vous êtes dignes d'être amis. Embrassez-vous.

Mais voilà deux heures que je lui. tends les bras. Viens donc , viens donc. ( à part. ) Vil spadassin !

PHILOMELE Vembrassant. {à part. ) Monstre d'employé î

JtJLIES.

Qunnt à vous, 31. Philomèle, voici qui vous permettra de de vous mettre en route demain matin.

( Il lui remet une lettre ).

PHILOMELE.

La réponse à ma pétition I (// lit. ) » Monsieur, j*ai Thon- « neur de vous annoncer que M. le ^Ministre de la Justice, « prenant en considération le nom désagréable que vous por- « tez, vous autorise, selon votre désir, à prendre le svno- « nime de ce nom, et à vous appeler désormais M. de l'Im- « passe. Le chef du cabinet. »

Ah, ça! matSi vous vous appeliez donc M. Cul-de-SacI...

PHILOMELE.

Chut...

Il s'appelait M. Cul-de-Sacî...

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