SCÈNE Y
MADAME MOUFLET , CAROLINE.
MADAME MOUFLET.
Non , maintenant ou ne me l'otera pas de l'idée , je suis une femme sacrifiée.
CAROLINE
Comment , sacrifiée !
MADAMB MOOFLET.
Oui , ma fille, ton père se dérange.
CAROLISE.
Klais non , Maman.
MADAME MOUFLET.
Tu ne comprends pas, tu ne dois pas me compreiulrc ; mais quand on a passé trente ans de sa vie à faire le bonheur de tes aniniau.v-là et qu'on les voit cesser de vo is aimer!..
CAROLINE
Voyons , maman, ne vous faites pas de mal. Nous autres
Îiauvrcs femmes, nous sommes liabiiuées à cela ; mais d'aileurs, papa vous aime , j'en suis sûre et je voudrais que Julien soit comme lui.
MADAME MatIFLET.
?i'importe, qu'il y prenne garde, je le surveillerai. Ah I ça , il faut que j'aille chercher mon pot au feu. Je vas revenir, si par hasard il nous arrive un locataire^ tu le recevras..
CAROLINE
Oui, maman, soyez tranquille.
MADAME MOLFLET.
Allons, je m'en vais, je ne serai pas long-temps. {i4 part.) Ah ! c'est une cruelle chose que l'amour.
(Elle sort.)