SCÈNE XIY
CAROLINE , puis MADAME MOUFLET , et MOUFLET.
CAROLIKE.
Comment ! monsieur Julien a été' lui parler de ça !
MADAME MOUFLET, Onwant.
Caroline! Caroline... voilà ton père qui monte l'escalier.
CAROLINE
Bïon papa? ah! tant mieux.
MADAME MOUFLET.
Il revient avant avant l'heure, la jalousie me galoppe... mon cœur bat.
CAnOLINE.
Comme le mien, quand monsieur Julien...
MA,DAMK MOUFLET.
Le voilà !
MOUFLET , arrù'anl avec Tnjstcrc.
Silence!... est-il venu quelqu'un me demander?
MADAME MOUFLET.
Personne.
MOUFLET, à part.
Personne... je suis hors de danger, mon particulier a pertîu ma trace , uia personne est en sûreté. ( il danse. ) Tra deri dera.
CAROLINE
Tiens, a t-on vu celte idée?
MAD4ME MOUFLF.T.
Ah ! ça tu n'es donc plus de mauvaise humeur?
Moi, est-ce que j'ai jamais été de mauvaise humeur? allons donc : Tra deri dera.
MADAME MOUFLET.
Mais qu'as-tu donc?. .
Viens m'embrasser, mon c'pouse, ma chère épouse!...
CAROLINE
Mais comment se fait-il, mon papa, que vous reveniez eitôt de votre bureau?
•J'ai prétexté un grandissime m»! d'enlraillea, afin de m'en aller avant î'nctne; ah! ça il n'y a rien de nouveau?
MADAME MOTJFLET.
Ah ! mais si... j'étais tellement étonnée de te voir daniei'i que j'oubliais....
Allons , vivement donc.
MADAME MOtJFLET.
Nous avons un locataire.
Vraiment!
CAROIINE.
Oui, mon papa , uu monsieur de la province , qui a des manières charmantes , et qui a payé tout de suite.
Ah! il a des manières charmantes? où sont ses manières?...
( Il tend la main. ) MADAME MOUFLET.
Dans le secrétaire.
MODFLET.
Ah! décidément je suis désensorcelé. Où est-il?....
CAKOLINE.
Dans ce cabinet , il s'habille.
Il n'était donc pas habillé?
MADAME MOUFLET.
Ce monsieur se met comme chez lui.
Au fait, il paie pour cela. Vous allez nous laisser ; comme maître de lamoison, je dois le recevoir. Allez un peu là-dedans; quand le dîner sera prêt, vous nous appellerez.
CAROLINE
Oui, mon papa. "
Allez , mes amours I (à Caroline) va, mon bel ange.
( Elles sortent )