‹ M. Renan et le Cantique des cantiquesChapitre 4 sur 6 · UNE FEMME DU HAREM · texte numérisé non relu

UNE FEMME DU HAREM

Si tu es simple à ce point, ô la plus belle des femmes ! va te remettre à la suite de ton troupeau et faire paitre tes cbèvres près des huttes de bergers*...

Salomon entre.

parlement retiré, caché. En Orient aussi bien qu*en Grèce, les femmes avaient leur gynécées. Mais le mot de harem, nous semble fort mal choisi, à cause de la comparaison qu*il établit entre le palais de Salomon et les palais des sultans. Il existe entre Tun et l'autre la différence de Fantique et du moderne, du juif et du musulman. M. Renan, s'est emparé d un rapprochement étymologique avec bonheur, sans s'inquiéter d'être inconvenant. Il eut dû se rappeler qu'il traduisait l'Écriture Sainte, c'est-à-dire un texte que les protestants aussi bien que les catholiques vénèrent comme la parole de Dieu.

* M. Renan met en note : « Ma vigne, à moi, c'est à dii*e mon honneur de jeune fille. Elle fait allusion à la surprise dont elle a été victime {Voir acte F, scène, w). » Le lecteur appréciera. Autre est l'explication de saint Remard, qui, voyant l'Église dans la Salamite, reconnaît là la louange du dévouement et du désintéressement ecclésiastique.

* M. Renan aurait bien fait de ne point reproduire ici pour son propre compte un contresens évident de Ch. Ewald : Rist du so unverstandig : Si tu es si peu f'ntelligent, va garder tes moutons, traduit Ewald. Le texte hébreu est celui-ci : Si nescis tibi,,., si vous ne le savez pas, suivez les traces des troupeaux, etc. Il n'y a par conséquent dans le texte ni reproche, ni dérision à l'égard de la Sulamite.

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