LES VOYAGEURS
Décamper ! Quelle humiliation !
Ah ! mon vieux camarade, est-ce bien toi qui me parles ainsi ?
DUMONT
Oui, de par tous les diables, c'est moi.
Et voilà les amis du jour!... C'est donc ton dernier mot ?
DUMONT , outré.
Oui , oui y oui.
sans-gene suivant toujours Dumont , qui marche avec iwpur
tience.
air : Epoux imprudens.
Adieu , puisque je t'importune ; Mais tu sentiras, mon ami, Que jouir seul de sa fortune C'est n'être riche qu'à demi;
Plus d'un camarade me reste Qui , de l'amitié , suit la loi ; Et Pylade, chassé par toi, Peut trouver encore un Oreste.
(Pendant ce couplet , Sans^Gêne cherchant son mouchoir pour essuyer ses larmes , et ne le trouvant pas y prend celui de Dumont qui lui sort de la poche f s'en essuie les yeux, et le lui rend 9 en disant : )
Tiens , je te le rends trempé de mes larmes.-... Adieu
{llsovt.) DUMONT.
Au diable! vous et les vôtres ! Vous m'entendez, messieurs Bonsoir.