‹ M'sieu Landry operette en un acteChapitre 11 sur 24 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Des mirlitons!

LANDRY

Oui,. des mirlitons! ènrubanés de sentences morales que je compte bien apprendre par cœur pour achever mon éducation... de vrais trésors... quatre sous...

M’SIEU LANDRY

JAVOTTE

C'est pour rien !

LANDRY

Lisez.

JAVOTTE , li»ant.

La femme, de tous les animaux,

Est le plus traître et le plus faux.

L’horreur! (Elle veut le lui rendre.)

GdldeZ'le^ C es^un Cclde£tu. {Présentant un mirliton a Suranné.)

A vous, chaste Suzanne.

SUZANNE, linnt.

La femme ne fait étal Que de l’homme qui la bat.

Quelle infamie ! (siie veut le lui rendre.)

LANDRY

Gardez-le, c’est un souvenir, (a part.) Voyons un peu

le mien. (Lisant.)

Quand une femme dit non.

C’est oui ; 'dit-elle oui, c’est non.

(il continue de lire tout bas. Les deux femmes causent.)

JAVOTTE

Tu comprends, et nous rirons... Ah ! monsieur Landry, vous prétendez connaître les femmes!... (a smanne.) C'est donc bien convenu... de grands pas dans rescalier, une grosse voix... comme mon mari... et puis... (nie lui désigné la huche.)

SUZANNE

J’ai compris.

LANDRY, lisant. *

Qu’on doute de sa maîtresse,

C’est montrer dans son caractère une grande faiblesse !

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