SCÈNE V
JAVOTTE
Ah! par pitié pour mon mari Et par voire honneur que j’implore, Retirez-vous Ou taisez-vous,
Ce langage est trop doux.!
Ah ! monsieur, les meilleurs modèles Ce sont les tendres tourterelles.
En dehors des amours fidèles,
Tout n’est que piège et trahison !
LANDRY
Non.
JAVOTTE
Si, criminelle et peu constante.
J'en croyais votre flamme ardente, - Demain, m’aimeriez-vous ainsi?
LANDRY
Ah ! oui.
ENSEMBLE
JAVOTTE
Les bétes ne sont pas si bétes.
Et les moutons pas si moutons ; Suivons les leçons que vous faites.
Rossignol aux tendres chansons :
Aimons!
Ah 1 la réussite est complète.
Gloire éternelle aux mirlitons, Mais.pour mieux lui monter la tête.
D’un air bien tendre répétons :
Aimons!
M’SIEÜ LANDRY
JAVOTTE
Ah! monsieur^ quel délire! quoi! vous m'aimez?
LANDRY
Si je t'aime, ô Javotte! ne le savais-tu point?
JAVOTTE , i pirt. ’
Peste! ça devient sérieux, et Suzanne jqui n’arrive pas.
' LANDRY
Javotte!
JAVOTTE
O Landry ! laissez-moi. (gue touise.)
LANDRY
Vous laisser!...
JAVOTTE, toosiant.
Hem! hem! hem!
Ne nourrissez pas ce fol espoir.
JAVOTTE
Par pitié ! (siie tousse, j
LANDRY
Vous êtes enrhumée?... Ahl vous ne m’en êtes que plus chère ! (Smit daus l'escalier.)
JAVOTTE, à paît.
Enfin, la voilà.
LANDRY
Qirest-ce que c’est que ça?
JAVOTTE
C'est mon mari, je reconnais son pas. (eiu ru en cacbetta
de Landry.) -
LANDRY
Votre mari ! ah ! coquin de sort !
JAVOTTE
Sauvez-vous vite! (On frappe à la porte;)