SCÈNE VI
Il '
PARFAIT
De nos amours, ma chère femme,
Le feu charmant veille en notre àme,
Que ces beaui jours Durent toujours!
Le mieux, après une querelle,
C’est de s’adorer de plus belle.
Oui, je t’aime, et si tu m’en croi, Embrassons-nous, pardonne-moi 1.
(La unit s'eit fjite peu à peu.)
JAVOTTE
Eh bien! vous voyez. à quoi cela mène de se mettre en fureur à tout propos... vous êtes mécontent de vous... vous avez fait pleurer votre pauvre petite femme... et vous mourez de faim... car vous n’avez pas dîné...
PARFAIT
Mais si, j’ai...
JAVOTTE
Non !
• Tu crois ?
JAVOTTE
J'en suis sûre... aussi je vous pardonne, mais à plusieurs conditions : d'abord, vous ne vous mettrez plus en colère... Allez remettre cette vilaine pipe à sa place.
PARFAIT
Tu veux que...
JAVOTTE
Tout de suite I... Puis, nous soiiperons ensemble, 'car je n’ai pas diné non plus, moi... nous boirons une bouteille de bon vin, et eiiGn, au dessert, vous m’accorderez sans difficulté une demande que j’ai à vous faire.
Soit.
M’SIEU LANDRY
PARFAIT
JAVOTTË.
Je vais chercher le souper; vous, descendez à la cave.
PARFAIT
Tout à l'heure.
Tout à l’hem-e!... non, tout de suite.
PARFAIT
Comment! tout de suite, (a pari.) Ah çà, veut-elle m’envoyer à la cave?
JAVOTTE
Passez, monsieur.
PARFAIT
Non!
JAVOTTE
Si!
PARFAIT
Non... passe, toi.
JAVOTTE
Apres vous... Passez, je le veux.
PARFAIT, k part , en sortant.
Ah 1 je reviendrai.^
pourquoi