DEUXIÈME COUPLET
Je crois pourtant que ce sourire Peut encor faire des jaloux ; Il me semble que pour séduire, Ces yeux sont encore assez doux...
Mais répondez... qu'en pensez-vous ?
Quoi, vous croyez qu'une coquette Serait fîère de mes appas ?
Et qu'avec un peu de toilette , Mes trente ans ne paraissent pas ?
( se détournant.)
Taisez-vous, {bis) je ne vous crois pas.
{M, de J^illehlanclie sort du cabinet et reste derrière la Psjché.)
Cependant, je ne puis pas aller contre rëvîdence... et décidément si j'écoute les convenances, la raison, et surtout mon miroir... il n'est pas encore temps, {regardant laPsj^ ché) N'est-il pas vrai ?... J'en étais sure... il dit non.
VILLEBLANCHE, Cl pa^'t.
C'est fini!...
Mad. DE MAIICILLY.
Le difficile^ maintenant, est de rompre ce mariage ^ans les fâcher tous contre moi.
VILLEBLAKCHE.
Oui... Comment allons-nous fiiïre?
Mad. DE MARCILLT.
Ah ! qjielle ide'e! ne pourrais-ie pas en charger M. de Villeblanche.
VILLEBLANCHE^ à part.
Moiî
Mad DE MARCILLY.
Et m'arranger pour que Tobstacle vienne de lui... Mais le vôndra-t-il? Sans doute. J'ai un moyen de le déterminer... un moyen décisif... auquel il ne pourra résister. Il doit m'attendre au salon... allons le trouver... et grâce à ce nouveau plan qui arrange tout^ je puis maintenant être bien tranquille.
( Elle sort par le fond. )