SCENE XIV
EMMA, seule, Cet hoaunfi a vraiment un air singulier... Je ne pen&e
pas qu'Edouard ait pu suiv re mes traces... mais enfin avec lin pareil caractère, je ne saurais m'environner de trop de précautions... sijeltî savais près de moi^ je crois que j'en mourrais de frayeur. {Elle s'assied dei^ant le secrétaire) quelle singulière aventure... un étranger qîii se permet de m'emprnnter à mon insu... O ciel! qu'ai-je vu? {Elle ht l adresse de la lettre f/u Alfred a jetée dans le secrétaire). Cette Jettre, à M. Edouard de Sain^al c'est
bien pour lui... Que signifie?., et ce porte-feuille, je le reconnais... mon portrait!., le portrait qr:e je destinais h Alireà, qu'Edouard avait peint lui-même, et qu'il a eu l indignité de garder... plus de doute... mon cousin est ici... il habitecei hôiel.. peut-êtremême est ce lui qui tout-à l'heure., saurait-il que je suis ici... ce Dupré lui-même^ a qui je \iens de me confier serait-il du complot?... Ah î mou Dietî, quel parti pretidre? sans appni,sans protecteur... J'entends queîqji'un sur l'escalier... c'est mon cousin., il aura étéaverti. Comment me dérober à ses recherches., enfermons-nous.. Oh! ces maris... ils ne sont jamais là... et quand il arrive des malheurs., c'est à nous qu'il s'en prennent. {Elle e/ttre dans la chambre a coucher)