‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 225 sur 233 · U,VEL · texte numérisé non relu

U,VEL

Tu es bien sûr?

" Î^GÊOl^NEAU.

J'étions là, j' disais rien, moi, parce que vous aime dans r fond (à part)-^ mais j' poussais les autres par derrière, [haut,) V'ià M. Terrier lit la lettre, v'ià qu'il dit, dit-il : C pauvre Fauvel! on se sera plaint au préfet; c'est pas lui qu'est nommé, FAUVEL.

Quelle injustice!

PIGEONNEAU

Air ; Comme faisaient nos pères,

La-d'ssus il nous dit : mes enfansj

N'ayez auune crainte ,

On a reçu vot* plainte, Bientôt vous serez tous contens.

iî!elui qu'on nomme , Faudra voir comme îl s'ra pour vous honnet' , juste et brave hommes Jarni, que j' nous écrions tous ,

Si par bonheu r, c'allait etr' vous.

Ah! oui, c'est là notre vœu le plus doux ? Un' fois qu' vous s'rez not' maire.

Vous deviendrez not' père .

Soyez not' maire , Afin d'être not' père.

Mad. FIRMiN.

Quoi! M. Terrier?..^

PIGEONNEAU

11 n'a rien dit; niais, aux ordres qu'il a donnés, l' mettrais ma main au feu qu' c'est lui qu'est nommë.

Mad. FIRMIN. *

Lui!

FAUVÉL.

Un ami intime, me prendre ma place!

Mad. FIRMIN.

Eh ! mon Dieu î raison d' plus... on dit qu' c'est comme à Paris.

FAUVEL

Quelle indignité Je 1' disais bien... d'puis qu'il a fait fortune , il est faux , orgueilleux.

PIGEONNEAU , frottant les mains comme poiirse battre,

Queuqu' tu dis d' Mossieu Terrier?

FAUVEL

Laisse-moi tranquille.

PIGEONNEAU, de même.

Queuqu' tu dis d' M. Terrier!... Ah! dam! mossieu 1' maire, tn n'es pus maire... on peut t' bouler sans payer l'amende.

Mad. FIRMIN, a FauveL Aussi, c'est vot' faute, vous n' vous remuez pas : vous croyez qu' les places vous tomberont dans la main. Les Paysans, 4

FAUYEL, pivemenU

Je vais lui parler, lui reprocher sa conduite... Juslelement^ v'ià son domestique.

( Le domestique retient du fond, )

PIGEONNEAU , à part.

Comme la veuve bisque! bisque-t-elle ! bisque-t- elle ! si ail' pouvait en maigrir î J' vas faire mettre le couvert. (// sort.) Hoé! j' suis pour M. Terrier!

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