U,VEL
Tu es bien sûr?
" Î^GÊOl^NEAU.
J'étions là, j' disais rien, moi, parce que vous aime dans r fond (à part)-^ mais j' poussais les autres par derrière, [haut,) V'ià M. Terrier lit la lettre, v'ià qu'il dit, dit-il : C pauvre Fauvel! on se sera plaint au préfet; c'est pas lui qu'est nommé, FAUVEL.
Quelle injustice!
PIGEONNEAU
Air ; Comme faisaient nos pères,
La-d'ssus il nous dit : mes enfansj
N'ayez auune crainte ,
On a reçu vot* plainte, Bientôt vous serez tous contens.
iî!elui qu'on nomme , Faudra voir comme îl s'ra pour vous honnet' , juste et brave hommes Jarni, que j' nous écrions tous ,
Si par bonheu r, c'allait etr' vous.
Ah! oui, c'est là notre vœu le plus doux ? Un' fois qu' vous s'rez not' maire.
Vous deviendrez not' père .
Soyez not' maire , Afin d'être not' père.
Mad. FIRMiN.
Quoi! M. Terrier?..^
PIGEONNEAU
11 n'a rien dit; niais, aux ordres qu'il a donnés, l' mettrais ma main au feu qu' c'est lui qu'est nommë.
Mad. FIRMIN. *
Lui!
FAUVÉL.
Un ami intime, me prendre ma place!
Mad. FIRMIN.
Eh ! mon Dieu î raison d' plus... on dit qu' c'est comme à Paris.
FAUVEL
Quelle indignité Je 1' disais bien... d'puis qu'il a fait fortune , il est faux , orgueilleux.
PIGEONNEAU , frottant les mains comme poiirse battre,
Queuqu' tu dis d' Mossieu Terrier?
FAUVEL
Laisse-moi tranquille.
PIGEONNEAU, de même.
Queuqu' tu dis d' M. Terrier!... Ah! dam! mossieu 1' maire, tn n'es pus maire... on peut t' bouler sans payer l'amende.
Mad. FIRMIN, a FauveL Aussi, c'est vot' faute, vous n' vous remuez pas : vous croyez qu' les places vous tomberont dans la main. Les Paysans, 4
FAUYEL, pivemenU
Je vais lui parler, lui reprocher sa conduite... Juslelement^ v'ià son domestique.
( Le domestique retient du fond, )
PIGEONNEAU , à part.
Comme la veuve bisque! bisque-t-elle ! bisque-t- elle ! si ail' pouvait en maigrir î J' vas faire mettre le couvert. (// sort.) Hoé! j' suis pour M. Terrier!