‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 33 sur 233 · SCENE IXt · texte numérisé non relu

SCENE IXt

Les Mêmes, FRÉDÉRIC.

FPtÉDÉRIC.

C'est toi, Pirch? eh bien ! quelle nouvelle?

PIRCH

Le général Finck occupe les hauteurs de Goritz ; les Russes pour le tourner se sont engagés dans les défilés de Rutwen.

FRÉDÉmC.

A merveille ! ils donnent dans le piège; et si ma garde était avertie et pouvait me rejoindre, dans trois heures, j'en réponds , SoltikofF serait perdu sans ressource.

PIRCH

J'y avais pensé; mais comment faire parvenir les ordres de votre majesté?... des postes ennemis occupent les environs, les paysans savent qu'il y va de la vie...

( Freemann , comme frappé d'une idée, tire de sa poche un crayon et écrit. )

FRÉDÉRIC

Eh bien ! nous irons tous deux porter mes ordres.

PIRCH

Ah ! sire , vous exposer !

FREEMANN, a part,

Non, morbleu!

Air : du Renégat.

piHca.

Si vous daignez y consentif.

J'irai seul,

Le Baril d'olives\ u

Suivez-moi, vous dis-je.

FBEEMANN, à part.

Non, non, c'est moi qui vais partir,

PlRCH .

Ah ! combien ce projet m'afflige 1

FRÉDÉaiC.

Venez, monsieu)'; pour moine craignez rien,

FREEMANN, à part.

De le sauver, oui, c'est le seul moyen ! ^ FRÉEÉEic, à part, regardant Pireh.

Ah ! de son courage fidèle, Je suis atteudri malgré moi; Pour payer un si noble zèle, Que je suis heureux d'être roi l Je suis heureux d'être son roi.

piRCH et FREKMANN, cliaciin à part.

Soldat soumis, sujet fidèle.

De l'honneur je suivrai la loi; Pour nous la mort est toujours belle , Quand on la souffre pour son roi.

Oui, je voudrais sauver mon roi.

(^Alajin de cet ensemble , Freemann s'est approché ^ sans être vu, du chapeau de Pirch qui est sur le banc \ il y glisse un papier et s'éloigne par le Jond.)

Fr.rEMAjvN , au fond et à part.

Allons, que le ciel veille sur mes enfans! (// sort.)

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