SCENE XVII
Les M(;ines, GOBZOOM, ANNA(//^ entreiit de deux cotés différens, Anna va consoler Péter s. )
GOBZOOM, allant a Frédéric avec empressement.
Vous me domindez, monsieur le secrétaire ? Tous mes gens vont se rendre ici., est-ce pour transférer le prévenu? FRÉDÉRIC^ en confidence.
Ma foi, monsieur le Lailli, l'afFaire devient très-difficile..
GOBZOOM.
Tant mieïix, les affaires difficiles, c'est mon fort, sans que ça paraisse! 11 n'a rien avoué...
FRÉDÉRIC
Au coaîraire... il persiste dans son opinion à voire é^ard...avec une force. ..
GOBZOOM.
C'est-à-dire, qu'il prétend toujours que je suis nn...
FRÉDÉRIC
Un imbécile. Mieux (]ue cela, il veut le prouver; et comme on ne peut pas refuser ces choses là, je l'ai admis à la preuve...
GOBZOOM.
Comment! vous l'avez admis... Permettez...
FRÉDÉRIC
Pour cela, il ne demande qu'une chose, c'est qu'on recommence le procès de Freemann.
GOBZOOM.
Le dépôt prétendu dans un baril d'olives? Ah! s'il n'a pas d'autre moyen... c'est peut-être ce que j'ai le mieux jugé dans toute ma vie... la seule affaire ou je suis sûr de mon fait.. Vous avez dér>osé des olives... on vous rend des olives... qu'est ce que vous demandez...
Nous allons la réviseï* pour la forme.
GOBZOOM.
J'entends, pour confondre ce petit coquin c'est bien. {Pendant ce tems on a placé un faiileuil au milieu du ihédtre par les ordres de Firch^ et une chaise de coté pour le roi.
GOBZOOM , s asseyant.
Allons , messieurs.
FRÉDÉRIC
Non , non , levez-vons.
Comment ?
FRÉDÉRIC
C'est Péters qui va juger.
PÉTERS
Moi !...
GOBZOOM.
Péîers ! par exemple !
FRÉDÉRIC
C'est encore Tordre du roi. ( a Féters ) Approchez^ monsieur.
PÉTERS , d'un air suppliant.
Quoi ! vous voulez ?
FRÉDÉRIC
Asseyez-vous {à demi s^oix ) et répétez votre jugement de ce matin , avec vos camarades.
PÉTERS , à çfoix basse.
Ah, sire ! pardonnez une plaisanterie.
FRÉDÉRIC
Obéissez î „
PÉTERS , à part.
Allons , ma foi, au petit bonheur î ( il s'assied ^ aux huissiers et d'un air graç^e ) Faites entrer l'audience !