SCENE XX ET DERNIÈRE
tes Mêmes , FREEMANN , essoufflé et couvert de poussière^ quelques Officiers qui se rangent au fond,
FREEMANN , accourant.
Ah! sire, Tennemi s'est retiré à la vue de votrç garde ; je l'ai guidée plus heureusement que je ne l'espérais... Elle traverse le village^ et le général Finck va attaquer sur le champ.
FRÉDÉRIC , serrant la main à Freemann.
Au risque de ta vie , brave homme ! mais tu n'es plus au service.
FBEEMANN.
Qu'importe î
Air: T^aude^ille de lliommc vert.
Quand il a gagné sa retraite^ Reprenant son ancien état, Un brave à ses amis répète :
«Messieurs, je ne suis plus soldat. »
Mais que son prince ou sa patrie Soient en péril un seul moment.
Alors le vieux soldat s'écrie :
«Je suis toujours du régiment.»
FRÉDÉRIC 3 lui serrant la main.
C'est bien î Au surplus, pendant que tu me servais avec tant de dévoûment, je m'occupais de toi... Péters et moi nous avons revu ton procès... Tu l'as gagné; mais nous ne ommes pas quittes! tu as dè« aujourd'hui une pension de deux cents Frédérics et la place de concierge à Sans-Souci.. Péters, tu entreras àTécole militaire de Berlin, je te chargerai de porter à la petite Anna la dot que je lui destine.^ mais cela dans quelques années, quand tu seras nn homme.
PÉTERS
Ah ben!... elle a encore le tems d'attendre.
GêBzooM, à part.
Pendant qu'il est en train de distribuer ses grâces, je n'ai «[u'à me momxGv, {haut) Sire!
FRÉDÉRIC
Ah! je vous oubliais ; monsieur Gobzopmt
GOBzooM, se rengorgeant.
Sire î vous êtes bien bon !
FRÉDÉRIC
Je vous desiltué !
GOBZOOM, interdit.
Gomment! après tout ce que j'ai fait?
FRÉDÉRIC
Justement., je ne veux pas que vous en fassiez davantage : dépouiller un vieux militaire de ses droits, de sa fortune , c^est m^attaquer darjs ce que j'ai de plus cher, {on entend le canon dans réloignement.)M.ais \ojçi le signal 1 Allons, messieurs , à cheval.
Air
Les Russes m'ont rendu visite. * Que voulez-vous ? la guerre a ses hasards. Mais avec eux, il faut que je m'acquitte ; Entre voisins on se doit des égards.
D'être poli quelquefois je irié pique ; 3 'entends gronder le canon ; et Je veux ,
Au noble bruit de sa musique, Les reconduire au moins jusque chez eux.
TOUS. . '
Vive Frédéric! {Il sort ^ suivi de ses officiers^ pendant le chœur suivant. )
CHOEUR Je M. Blanchard.
De Frédéric célébrons la vaillance, •■O . Et la justice et les nombreux bienfaits ;
s )^ Partout, son auguste présence
Devietit le gage du succès.
TÊT ERS y au public.
Air nouveau de 31. Blanchard.
Frédéric, avec "courage, Va combattre l'ennemi.
Ah I nous craignons un orage , Depuis qu'il n'est plus ici ; Mais à ce grand capitaine.
Joignez-vous à votre tour.
Il remportera sans peinç Deux victoires en un jour.
CHOEUR
Il remportera , etc.
FIN
LE
DE SARDAM,
OU