‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 53 sur 233 · LE CZ\R, FLTMANN, VAN-BETT , BROWN · texte numérisé non relu

LE CZ\R, FLTMANN, VAN-BETT , BROWN

EROWN , le chapeau à la main.

Par ici , monsieur le bourgmestre , si vous voulez commence votre inspection.

VAN-BETT , un papier à la main.

Ah! bien oui, il s'agit bien d'une inspection. . . Voici une affaire qui me tombe des nues par le courrier d'Amsterdam.

LE CZAR , à part,

D'Amsterdam î

BROWÎÇ.

~ Qu'est-il donc arrivé , monsieur Van-Belt ?

VAIM-BETT

Ce qui est arrivé I le courrier... des dépêcîies, un ordre.. . Au fait , comme la chose vous regarde , il n'y a pas de mal que vous soyez instruit. Tenez , lisez-moi cela , vous m'en direz des nouvelles.

BROWN , nant.

Air : Vaud de lEcu de six francs.

Moi , monsieur !.. j' n'ai jamais su lire... T'nez , MichalofF... c'est r plus savant. Il sait compter... il sait écrire...

Ce n'est pas un petit talent . . .

3'en sais qui n'eu font pas autant.

BROWN

II m*est vraiment très-nëcessiîirc ; Je ne puis rien faire sans lui. . .

^ VAN-BETT , parlant après avoir soupiré.

C'est comme moi.

Tous les grands hommes sont ainsi , Quand ils n'ont pas leur secrétaire.

Tiens , môn garçon. ( S' adressant au Czar.) Tu sais lire ?

LE CZAR

Oh ! monsieur !

VAN-BETT

Allons, tu sais lire. Tu entends bien que je ne te demande pas de savoir lire comme moi, cela ne te servirait de rien . . . c'est clair , ça n'est pas ton état.

LE CZAR , Usant, « Monsieur le bourgmestre. . .

// parcourt V écrit a ooix hassc.

VAN-BETT-

II ne lit pas mal , tout ce qu'il lui faut pour son usage particulier. Continue haut.

LE CZÀR , continuant de lire.

<( Monsieur le bourgmestre, les états-géne'raux ont le plus « grand intérêt à connaîîre et à faire surveiller les démarj> ches d'un étranger liommé Pierre , qui travaille dans les j> chantiers de Saardam . . .

ELI MANN, à pari,

Ouil

LE CZAR, à part.

Lefort avait raison.

VAN-EETT.

Qu'est-ce qui a parlé ? ( Il mien âge tout le motide. ) Quelqu'un a dit ouf !

LE CZAR , lisant, » PrcDCz toutes les mesures nécessaires pour que cet « étranger ne puisse s'éloigner de Saardam , et faites moi 3> parvenir sur le champ les reiiseii^iiemens c^uc vous aurez >» recueillis à son égard.

J'ai rhocneur , et coeîera 5 et cœiera.

A'an-Iioiben, Bourgmestre d'Amsterdam.

VAN-BETT , reprenant V écrit.

Et cœtera, et cœtera... Ceci vous prouve combien l'affaire €st déiicale.

BROWl^.

Mais soupçonnez-vous ce qui peut ?. . .

VAN-BETT

Belle demande ! je soupçonne toujours, moi... je dois toujours soupçonner, et je gagerais qu'il s'a gijt ici d'arrêter un personnage suspect , un déserteur.

FLlMANîs^, à part.

C'est bien cela.

VAN-BFTT.

Faites paraître devant moi tous vos ouvriers.

BROWN

Comment ? interrompre les travaux ?

VAN-BETT

Ah ! ça , monsieur Brown , que chacun se mêle de son affaire. Je ne vais pas fourrer mon nez dans vos mâts de perroquet.

Brown va à la cloche et sonne ; les garçons charpentiers arrivent de tous cotés,

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