LE CZ\R, FLTMANN, VAN-BETT , BROWN
EROWN , le chapeau à la main.
Par ici , monsieur le bourgmestre , si vous voulez commence votre inspection.
VAN-BETT , un papier à la main.
Ah! bien oui, il s'agit bien d'une inspection. . . Voici une affaire qui me tombe des nues par le courrier d'Amsterdam.
LE CZAR , à part,
D'Amsterdam î
BROWÎÇ.
~ Qu'est-il donc arrivé , monsieur Van-Belt ?
VAIM-BETT
Ce qui est arrivé I le courrier... des dépêcîies, un ordre.. . Au fait , comme la chose vous regarde , il n'y a pas de mal que vous soyez instruit. Tenez , lisez-moi cela , vous m'en direz des nouvelles.
BROWN , nant.
Air : Vaud de lEcu de six francs.
Moi , monsieur !.. j' n'ai jamais su lire... T'nez , MichalofF... c'est r plus savant. Il sait compter... il sait écrire...
Ce n'est pas un petit talent . . .
3'en sais qui n'eu font pas autant.
BROWN
II m*est vraiment très-nëcessiîirc ; Je ne puis rien faire sans lui. . .
^ VAN-BETT , parlant après avoir soupiré.
C'est comme moi.
Tous les grands hommes sont ainsi , Quand ils n'ont pas leur secrétaire.
Tiens , môn garçon. ( S' adressant au Czar.) Tu sais lire ?
LE CZAR
Oh ! monsieur !
VAN-BETT
Allons, tu sais lire. Tu entends bien que je ne te demande pas de savoir lire comme moi, cela ne te servirait de rien . . . c'est clair , ça n'est pas ton état.
LE CZAR , Usant, « Monsieur le bourgmestre. . .
// parcourt V écrit a ooix hassc.
VAN-BETT-
II ne lit pas mal , tout ce qu'il lui faut pour son usage particulier. Continue haut.
LE CZÀR , continuant de lire.
<( Monsieur le bourgmestre, les états-géne'raux ont le plus « grand intérêt à connaîîre et à faire surveiller les démarj> ches d'un étranger liommé Pierre , qui travaille dans les j> chantiers de Saardam . . .
ELI MANN, à pari,
Ouil
LE CZAR, à part.
Lefort avait raison.
VAN-EETT.
Qu'est-ce qui a parlé ? ( Il mien âge tout le motide. ) Quelqu'un a dit ouf !
LE CZAR , lisant, » PrcDCz toutes les mesures nécessaires pour que cet « étranger ne puisse s'éloigner de Saardam , et faites moi 3> parvenir sur le champ les reiiseii^iiemens c^uc vous aurez >» recueillis à son égard.
J'ai rhocneur , et coeîera 5 et cœiera.
A'an-Iioiben, Bourgmestre d'Amsterdam.
VAN-BETT , reprenant V écrit.
Et cœtera, et cœtera... Ceci vous prouve combien l'affaire €st déiicale.
BROWl^.
Mais soupçonnez-vous ce qui peut ?. . .
VAN-BETT
Belle demande ! je soupçonne toujours, moi... je dois toujours soupçonner, et je gagerais qu'il s'a gijt ici d'arrêter un personnage suspect , un déserteur.
FLlMANîs^, à part.
C'est bien cela.
VAN-BFTT.
Faites paraître devant moi tous vos ouvriers.
BROWN
Comment ? interrompre les travaux ?
VAN-BETT
Ah ! ça , monsieur Brown , que chacun se mêle de son affaire. Je ne vais pas fourrer mon nez dans vos mâts de perroquet.
Brown va à la cloche et sonne ; les garçons charpentiers arrivent de tous cotés,