‹ Ma biographie ...: avec un appendiceChapitre 63 sur 79 · LES REVERENDS PERES · texte numérisé non relu

LES REVERENDS PERES

Note LXXXII. — Au titre.

Qui pourrait croire qu'en 1819 beaucoup de personnes doutaient des progrès que les jésuites faisaient sourdement en France? A cette époque pourtant, sous des noms divers, on comptait plus de trente maisons régentées par eux. Ils étaient protégés par le gouvernement occulte, à la tête duquel était le comte d'Artois.

L'atroce gouvernement de Ferdinand VII, en Espagne, avait trouvé des gens pour le louer en France.

Quant au grand homme du jour dont il est question au troisième couplet, c*est M. Decazes, qui acheta par ses complaisances l'honneur d'avoir la duchesse d'Angouléme pour marraine de son fils.

La prédiction que l'auteur fit de sa chute ne tarda pas à

s'accomplir. On a trop dit que la mort du duc de Berry en

avait été la cause; elle n'en fut que l'occasion. Le système de

bascule qu'il inventa ou plutôt qu'il suivit avait dés longtemps

fait prévoir l'impossibilité de la durée de son règne.

C'est particulièrement sous son ministère que les jésuites

firoit, en France, les plus rapides progrès et commencânenl à envahir Finstraction publique. Il serait injuste de croire qu'il les aimât; mais il ne fit rien pour s'opposer à leurs progrès; il craignait trop de déplaire au frère du roi et à ses amis, qui ne lui ménageaient pas les menaces. {Note de Béranger.)

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