‹ Ma biographie ...: avec un appendiceChapitre 65 sur 79 · LES MYRMIDONS · texte numérisé non relu

LES MYRMIDONS

Note LXXXIV. — Au titre.

La petitesse morale des hommes qui nous gouvernaient inspira cette chanson, où Béranger se plut à confondre les soldats d'Achille avec les Hyrmidons d'une ancienne fable qui a fait de ce nom un terme de mépris. 11 faut remarquer qu'à l'époque où furent faits ces couplets un grand nombre de serviteurs inaperçus de l'Empire s'étaient élevés aux plus

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baules dignités de la Restauralion. Ils avaient en eflel Fair de se venger des dédains mérités du maître qu'ils avaient servi d*abord et dont ils avaient été les premiers à insulter la chute et les malheurs.

Le Mironton mirontaine de Mariborough n*est autre que Wellington, à qui on avait donné l'épée de Napoléon.

Oa nous écoute au congrès.

Ce vers rappelle la menace si souvent faite, en termes plus ou moins déguisés, parles ministres de Louis XVilf. Le congrès d'Aix-Ia-^Uhapelle venait d'avoir la plus fâcheuse influence sur noire armée que le maréchal Gouvion-Saint-Cyr avait voulu réorganiser, ce qui lui fit perdre le ministère.

Il n'est pas nécesaire de dire que le dernier couplet de cette chanson est une allusion au jeune Napoléon S qui fut, est et sera longtemps peut-être*, un épouvantait p^ur les Bourbons et leurs ministres. {Note de Déranger. )

HALTE-LA XoTE LXXXV. — An sous-litre-

Cette chanson de fête eut un grand succès, grâce au ridicule du système qu'elle attaque. L'interprétation en matière de presse fut propagée chez nous par Bellart, Marchangy, Jacquinotde Pampelune, Hua et Yatiinesnil. Celui-ci, plus jeune que les autres, fut d'abord un ardent promoteur de ce moyen facile de condamnation. Aujourd'hui (1830), il a quitté les rangs des oppresseurs de la pensée, et il est à espérer qu'il

• Le duc de Reichsladt.

- Ceci est t'crit, il fimt sg le rappeler, entre 1826 et 1830.

n'y rentrera jamais. Sa conduite au ministère semble en êlre la preuve. Avec un parquet qui prenait plaisir à torturer tous les mots et des jurés choisis par le préfet, il était impossible qu'un auteur accusé ne succombât pas toujours. Cependant cela ne suffit point encore au pouvoir, et Ton vint à enlever au jury le jugement des délits de la presse, {Note de Béranger.)

I/ENFANT DE BOxNNE MAISON

Note LXXXVI. --Au sous-titre.

On assure que TÉcole des Chartres peut avoir une grande utilité, que ses recherches rendront des services à l'histoire. Jusqu a présent il n*y a point encore paru, et il a pu être permis de penser qu'il y avait mieux à faire en fait d'histoire qu'à fouiller dans nos vieilles archives, toujours si incomplètes pour ce qui a trait aux droits du peuple. {Note de Béi^anger.)

Au temps où Béranger a écrit cette note, Tépigramme était en effet permise et on pouvait croire que l'étude des archives du moyen âge ne se serait pas dirigée dans un sens favorable à l'esprit delà Révolution française. L'École des Chartes a heureusement servi à autre chose qu'à retrouver les parchemins de la féodalité : elle s*est appliquée et elle s'appliquera de plus en plus à rechercher la trace des vieilles mœurs et à reconstruire, pierre à pierre, l'édifice historique du passé de nos pères. Les dispendieuses, mais intéressantes études, entreprises pour recueillir les matériaux de l'histoire du tiers état, ont permis à l'un des maîtres de l'art moderne, H. Augustin Thierry, de regrettable mémoire, de raconter précisément l'origine des droits du peuple que Béranger craignait de voir négligés. (Note de VÈditexir.)

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