‹ Ma biographie ...: avec un appendiceChapitre 68 sur 79 · LA FARIDONDAINE · texte numérisé non relu

LA FARIDONDAINE

Note LXXXïX. — Au sous-titre.

Le préfet de police Angles et tous ses successeurs ont déclaré la guerre aux réunions chantantes. Celles qu'on nomme goguettes, presque uniquement composées d'hommes d'industrie et de conunerce, et même d'un grand nombre d'ouvriers, sont surtout l'objet des craintes de ces magistrats. Le patriotisme anime ces réunions, mais il n'en est pas le seul esprit.

On serait étonné de la quantité de jolis couplets, même de chansons piquantes et correctement tournées, qui, chaque année, sortent de ces réunions qui, presque toutes, ont heu au cabaret ou dans les guinguettes aux portes de Paris. Déranger a dû en grande partie la vogue dont il a joui à l'espèce de culte que ces sociétés professaient pour lui. n devait donc prendre parti en leur faveur quand parut Tordonnance de H. Angles. Rien de plus ridicule que cette ordonnance qui mit le trouble dans ces joyeuses réunions. Les oiseaux, d'abord efiarouchés, revinrent bientôt à leurs habitudes, st, à force de ruses innocentes, éludèrent les dispositions vexatoires et firent résonner de nouveaux chants.

Troisième couplet :

 Sa Grâce il fait peine

Allusion à Wellington.

Quatrième couplet :

Que dirait de mieux Marchangy?

Cet avocat général fut, sans contredit, le plus infatigable interprétateur. 11 employait à ce métier tout ce qu'il pouvait avoir d'esprit. Toutefois ce qu'il faut surtout lui reprocher, c'est sa conduite dans l'affaire des quatre malheureux sergents de la Rochelle dont le plus âgé avait vingt-six ans. {Note de Béranger,)

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