‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 31 sur 71 · PLUS DE POLITIQUE · texte numérisé non relu

PLUS DE POLITIQUE

Note XLVIII. — ^ /« d(tte.

Pour la seconde fois, l'ennemi était sous les murs de Paris, dont la résistance ne devait pas durer, quand lauteur fit cette chanson. Elle est bien différente, pour le ton, de celle qu'il avait faite un an auparavant, à peu prés en pareille circonstance. Il commençait à sentir qu'on lui permettrait de prendre des accents plus graves pour parler des grands ëyènements qui répandaient tant de tristesse dans le peuple. Le succès qu'obtint cette chanson le confirma dans l'idée qu'il avait que, le peuple, depuis la Révolution, étant entré pour quelque chose dans ses propres affaires, il fallait que le genre qu'on disait être l'expression des sentiments populaires prit enfin tous les tons pour répondre à ces mêmes sentiments. L'éloge de l'amour et du vin no devait être le plus souvent

:^:i8 NOTES

que le cadre des idées qu*il fallait que la chanson exptîmât désormais, au moins à une époque où toutes les circonstances un peu importantes réagissaient sur des masses nombreuses <'t sur d(*s individus plus éclairés. {Note de Béranger.)

A MON AMI DÉSAUGIERS Note XLIX. — ><« sous-titre.

Peu de temps après la seconde Restauration, Désaugiers fut nommé directeur du théâtre du Vaudeville. Béranger voyait encore fréquemment cet homme aimable, qui, jusque-là, avait semblé respecter les opinions de ceux qui ne pensaient ni n'agissaient comme lui. 11 se fit un plaisir de lui adresser CiHte chanson, où, à dos éloges mérités, se mêlaient quelques idées patriotiques.

Dans les éditions de 1821 et suivantes, Béranger eût éprouvé de la peine, quoique toute intimité eût cessé entre Désaugiers et lui, à elTacer le mot ami placé en tète de cette chanson. 11 connaissait trop bien Désaugiers pour lui en vouloir de quelques torts de conduite qui tenaient à la faiblesse de son caractère, et que même il n'aurait jamais eus, s'il n'eût été entouré que d'amis véritables. Ce joyeux chansonnier fit lui-même savoir à Béranger combien il regrettait de n'avoir pas continué d'être en rapport avec lui. Ce regret était partagé. Hais un des résultats les plus tristes des dissensions politiques, c'est que, non-seulement elles divisent les hommes les plus faits pour s'aimer, mais que le temps, en rapprochant enfin les partis les plus opposés, ne renverse pas toujours les

barrières que les opinions ont élevées entre ces mêmes hommes. (Note de Déranger.)

Désangiers est mort le 9 août i 827 . [Note de l'Éditeur. )

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