LES BOXEURS
Note XXXVII. — Au titre.
Des boxeurs anglais vinrent à Paris en effet à cette époque; mais il faut dire à notre louange qu'ils n'y obtinrent point de succès, malgré l'anglomanie qui régnait alors. Les combats de coqs ne furent pas plus heureux. (Note de Béranger.}
LA CENSURE Non XXXVni. — Au sous-titre.
C'est peu de temps après la première restauration que le
ministère, par Torgane de M. l'abbé de Montesquiou, chargé de rintérieur, demanda une loi répressive de la liberté de la presse. Cette loi donnait des censeurs aux divers journaux et la Chambre n'opposa presque pas de résistance à ces limitations de la plus importante des libertés publiques.
Pendant les Cent-Jours, on proposa à Tauteur la place de censeur du Journal général ^ ; il refusa, tout pauvre diable qu'il était, en disant qu'il avait assez cherché à déconsidérer le métier pour n'avoir pas de mérite à refuser de le faire, même pour 6,000 francs. (Note de Béranget\)
VIEUX HABITS, VIEUX GALOîîS
Note XXXIX. — A la date.
Cette chanson exige plusieurs exphcations :
La Gazette de France était, dés celte époque, l'apologiste de l'ancien régime.
Quant aux Déesses civiques, on sait qu'elles contribuèrent peut-être à faire dégénérer les fêtes républicaines.
Les Habits Verts, livrée de l'empereur.
Les Habits Bleus, livrée des Bourbons.
On voyait reparaître alors les habits de l'ancienne cour. L(* public s'en amusait beaucoup. Quant à rHabit de saint, on sait que déjà l'hypocrisie reprenait son masque.
On remarqua aussi, chez plusieurs fripiers, des costumes de la cour impériale. L'auteur y fait allusion dans l'avantdernier couplet. (Note de Déranger,)
* Voy. Ma Biographie, p. 182.