‹ Ma biographie (volume 3)Chapitre 72 sur 89 · LE TREMBLEUR · texte numérisé non relu

LE TREMBLEUR

Note XCV. — Au sous-titre.

11 serait superflu de rappeler que la plus solide aftoUé «*xistnit entre M. Dupont (de TEure) et Béranger. Ce dernier s'en montra toujours glorieux. Les vertus du député sont trop populaires pour qu*il soit non plus besoin d*en faire Féloge ici. Près de trente ans de magistrature les ont mises en évidence, et la carrière politique a achevé de les illustrer. Une seule épreuve a manqué à ces vertus : les hauts emplois publics; mais on peut assurer que, si elles y avaient été soumises*, elles seraient sorties intactes d*une épreuve si périlleuse pour tant d'autres hommes.

Quand cette chanson fut faite, Béranger était encore dans les bureaux de l'Université. M. Pasquier, nonuné dans le dernier couplet, avait, comme garde des sceaux, signé la destitution de Dupont de la place de président à la cour royale de Uouen, et sans que celui-ci pût obtenir la pension due à ses longs services. Lisot, nommé aussi dans ce couplet, était un député constamment ministériel que le pouvoir employait pour lutter contre l'influence que Dupont exerce dans son pays par la juste idée qu'on y a de l'indépendance de son caractère et par sa belle réputation, que la Normandie entière regarde comme sa propriété. (Note de Béi^anger.)

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