LE SÉNATEUR
Note IX. — Au titre.
On avait tellement soif d'opposition alors, quoique personrie n'osât en faire, ou plutôt parce que personne n'osait en faire, que cette innocente chanson fut regardée, à cause de son titre, comme un trait de satire dirigé contre le pouvoir. C'est une singularité qui semble inexplicable aujourd'hui, et qui par cela même méritait d'être signalée. {Note de Béranger.)
L'ACADÉMIE Eï LE CAVEAU
Note X. — Ati titre.
Le Caveau moderne était une réunion de chansonniers, instituée à l'imitation de l'ancien Caveau, où, chez le restaurateur Landel, se réunissaient Piron, Collé, Panard, Crébillon père et Crébillon fils, etc. Le nouveau Caveau a aussi compté des noms justement célèbres et a longtemps joui d'une réputation d'esprit et de gaieté ; mais les événements politiques ont mis un terme à ses réunions. Chaque mois cette société publiait un cahier de chansons et un volume à la fin de chaque année. L'auteur fut reçu membre de cette société à la fin de 1815 ; il n'avait pas sollicité cet honneur, mais il ne put qu'en être flatté. Il y fit d'agréables connaissances qui le tirèrent de la retraite où il vivait. Il doit citer surtout Désaugiers, dont il a toujours admiré les productions et aimé la personne, malgré la faiblesse de caractère qu'on a pu reprocher à ce chansonnier. 11 n'a cessé de le voir que lorsque le président du Caveau tomba dans les excès d'une opinion qui nepouvaitétre celle de notre auteur. Béranger ne l'en a pas moins toujours regardé comme un excellent homme, victime et jouet de quelques intrigants qui taisaient tourner à leur profit son extrême bonté et son rare talent. {Note de BéraïKjer.)