‹ Ma couisine; comédie en trois actesChapitre 23 sur 92 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CLOTILDE

Vous auriez un moyen?

RIQUETTE

Il faudra bien que j'en aie un... Voyons, il n'y a pas de temps à perdre, puisque c'est pour ce soir... (Relisant le télégramme.) « Demain, dix heures du soir, à notre nouveau chez nous. » Vous ne savez pas où il est leur nouveau cliez eux?

Non.

RIQUETTE

Il y en avait un ancien, puisqu'il y en a un nouveau. Vous ne savez pas non plus où était l'ancien ?

CLOTILDE

Non, je ne pouvais pas prévoir... Vous comprenez, si j'avais pu prévoir, je me serais occupée...

RIQUETTE

Il faudra que nous sachions, c'est absolument nécessaire...

CLOTILDE

Malheureusement, c'est impossible!

RIQUETTE

l^âen n'est impossible.

CLOTILDE

Ah!

RIQUETTE

Comment voulez-vous que nous dérangions un rendezvous, si nous ne savons pas où ce rend ez- vous doit avoir lieu?

CLOTILDE

Je ne dis pas le contraire; je dis qu'il me paraît bien difficile d'arriver à savoir.

RIQUETTE

On le saura.

Bien.

RIQUETTE, relisant encore.

« Dix heures du soir, à notre nouveau chez nous... » C'est signé V.

CLOTILDE

Oui, Victurine... Victorine Champcourtier.

RIQUETTE, entre ses dents.

Les poses gracieuses...

CLOTILDE

Vous dites?

RIQUETTE

Rien. Vous êtes sûre de ne pas vous tromper? Vous connaissez l'écriture ?

CLOTILDE

Sans doute... nous ne sommes pas très liées, mais enfin, elle m'a écrit deux ou trois fois, j'ai pu comparer.

RIQUETTE

Et... elle est jolie, madame Champcourtier?

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